Archives mensuelles : novembre 2016

Mon coup de gueule du 28/11/16

J’ai regardé le point de la semaine de JLM. il y parle d’un homme condamné à une peine de prison ferme pour avoir volé une bûche de fromage de chèvre alors qu’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours !

Je croyais qu’en droit français, il y avait une notion « d’absolue nécessité » permettant d’absoudre un acte de cette nature en raison des circonstances qui avaient conduit à un fait condamnable.

Cela renforce ma conviction qu’il faut instituer un contrôle de la justice par les citoyens puisque la Justice est rendue « Au nom du Peuple ».

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Fin novembre 2016

Je contacte actuellement les maires des petites communes des environs de chez moi pour tenter de les convaincre d’accorder leur parrainage à Jean-Luc Mélenchon, d’une part parce qu’il a obtenu 4 millions de voix lors des dernières Présidentielles, que la dernière modification des règles qui font que maintenant la publication hebdomadaire des parrainages accordés par les maire est une tentative de pression, en particulier sur les maires non inscrit pour les inciter à ne pas accorder leur parrainage, sinon, gare aux refus des futures subventions. Ce qui est une atteinte claire à la démocratie, je les appelle à refuser de s’en rendre complice et je prépare des pétitions et des courriers, des appels aux maires, etc … et j’appelle les maires à ne pas attendre la fin des processus des différents partis de establishment politique pour éviter que le candidat en question soit « obligé » de négocier, par exemple des circonscriptions gagnables contre des signatures …

C’est aussi le moment des réunions de la France Insoumise par circonscription, je vais donc y participer, et en parallèle continuer à œuvrer en local, pas forcément pour créer un groupe d’appui, ou bien un groupe d’appui et autre chose, j’en parlerai bientôt. Je vais surement retrouver entre autre des gens du PG dont j’ai claqué la porte, mais peu importe, nous avons une responsabilité en tant que Peuple de France, celle de déclencher la Grande Révolution Citoyenne qui va être le début de l’ère nouvelle, l’ère du peuple !

 

Pour un contrôle citoyen de la justice.

Depuis la Révolution, en France, la justice est rendue « AU NOM DU PEUPLE« .

Qu’en est-il réellement ?

Pour le moment, « la participation » populaire se limite à la désignation par tirage au sort de citoyennes et citoyens pour constituer les jury d’assise.

En dehors de ces jury d’assises, et sous le prétexte de la nécessaire séparation des pouvoirs, il n’y a aucun contrôle du pouvoir judiciaire, hormis celui du conseil supérieur de la magistrature, sérail au sein du sérail, et evnetuellement du conseil constitutionnel. S’agit-il de contôles en trompe l’oeil ?

Il n’y a jamais ou quasiment jamais de « bilan » de l’application d’une loi ni de « réflexion » à propos de ses éventuelles carences ou améliorations possibles. Le fait de donner à une nouvelle loi le nom du ministre qui la soutient ou du député qui la dépose est-il décisif lors du choix entre amender une loi existante,  acte qui restera anonyme ou déposer une nouvelle loi qui portera votre nom ? Bien sûr, pour un député ou un ministre, avoir une loi à son nom, c’est accéder à l’immortalité.

L’associaton « Au nom du peuple » dans une lettre ouverte aux députés et sénateurs pose cette question :  » La Constitution garantit les droits. Pourtant si personne ne contrôle la justice, où est la garantie des droits ?  » Cette association dénonce également l’absence d’égalité des citoyens devant la justice et mène une grande enquête auprès des citoyens ayant eut « affaire » à la Justice.

JPour ma part, je propose de placer la justice sous le contrôle direct des citoyens.

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Les fausses loteries

La législation concernant l’escroquerie dite des « fausses loterie » est un exemple caractéristique de loi mal ficelée et surtout jamais invoquée par les tribunaux qui condamnent systématiquement les victimes, condamnent parfois les auteurs, mais ne condamnent jamais les établissement de crédit qui sont les principaux complices. Je dis « principaux » car, sans leur présence, les victimes n’accepteraient jamais l’offre frauduleuse qui leur est faite. Lire la suite

Tribuns de la plèbe – Tribun du peuple.

Le domaine des contrôles citoyens est l’un de ceux où la procédure du tirage au sort me semble la plus adaptée, puisqu’il ne s’agit pas ici de mettre en oeuvre une politique, mais de contrôler de la régularité d’actes, de mesurer l’effet d’une mesure, d’en apprécier éventuellement les difficultés, les manques où les « parades » trouvées par certains, afin d’en améliorer l’efficacité.

Et aussi d’assurer la protection des citoyens contre des agissements intolérables et extrêmement graves. En disant celà, je ne jette absolument pas la pierre au très nombreux magistrats et policiers qui accomplissent leurs missions dans le respect des lois et des principes et idéaux républicains. Mais des faits anciens ou récents montrent qu’il en est parfois autrement.

Je propose de s’inspirer du rôle des tribuns de la plèbe, « tribun » n’ayant pas ici le sens « d’orateur » mais le sens originel, dans l’organisation romaine. Voir par exemple l’article de wikipédia tribun de la plèbe

Je ne suis ni spécialiste de droit, ni historien spécialisé dans l’histoire romaine, juste un citoyen,  qui se souvient d’avoir été marqué par la protection apportée au peuple par le tribun qui s’interposait, et je vais essayer d’exposer mon idée en simplifiant volontairement, et en pensant que tout ceci devra être discuté, affiné, pesé, etc ….

Les tribuns de la plèbe étaient issus du « populus » – le peuple – c’est à dire de toutes les classes de citoyens, sauf des patriciens (l’oligarchie de l’époque). Ils étaient élus pour un an. Je pense personnellement que la fonction à recréer pourrait être particulièrement adaptée au tirage au sort (et sans doute une durée moins longue).

Les tribuns (2 à l’origine, puis 4 puis 10) n’étaient pas à proprement parler des « magistrats », mais ils avaient un pouvoir de même nature. Leur mission s’appelait « l’auxillium » le tribun porte secours à un membre du peuple à l’occasion de l’action judiciaire d’un magistrat, ou un membre du peuple fait « appel au tribun » qui venait alors s’interposer physiquement pour le protéger. Il utilisent alors leur pouvoir d' »intercessio » sorte de véto qu’ils peuvent mettrent à une action, au vote d’une loi, ….

Ils avaient également  gagné, avec la reconnaissance de la plèbe, le pouvoir de « vengeur public » leur permettant de poursuivre des délits comme « mal répartir le butin » (lire détournement de fonds publics », utiliser l’armée à des fins privés (lire …. vous allez trouver ce à quoi je pense) ou faire la guerre illégalement, ou trahison (ou nuire aux intérêts fondamentaux de l’état).

Je propose donc de s’en inspirer pour que justice et police soient placés sous le contrôle du peuple puisque la justice est rendue « au nom du peuple »

 

 

Annonces sidérales.

Écrit pour Laetitia Ribière, sculptrice, qui m’a offert une soirée de « balade poétique » dans son exposition, « Laëtmosphère ».

Pour être bien informés,
Demandez la Voix Lactée !
Les nouvelles des planètes,
Les potins de la comète.
Saturne était bien trop gros,
On lui a mis un anneau,

Jupiter n’a pas voulu,
Voyez où il est rendu !
Une naissance annoncée,
Laetitia va l’accoucher :
Mars aurait perdu les eaux,
Suite au prochain numéro …

Et puis les cours de la bourse,
Tout savoir sur la Grande Ourse,
Elle aimerait se montrer,
Dans les foires. les marchés.
Elle a un impressario,
Pour vendre son numéro.

Dans la course des comètes,
Tout ne serait pas honnête,
Certaines seraient dopées !
Mais on s’en était douté !
Un peu comme au tour de France,
Plus personne n’a confiance.

La Terre est en dépression !
Cessant ses révolutions,
ça, c’est révolutionnaire,
Ah, elle y va fort, la Terre !
C’est qu’elle n’en pouvait plus
Noyée sous les détritus !

Et puis on lui fait les poches,
De gaz et d’huile de roche !
Et à force qu’on se serve,
On a vidé les réserves.
Pour ne plus être exploitée,
Elle aurait démissionné,

Elle dit qu’elle s’éclipse,
Et déserte son ellipse !
S’en va prendre sa retraite,
S’amuser, faire la fête !
Elle est sortie de la ronde
Pour ne plus porter le monde.

Elle a dit qu’il est fini,
Qu’il était bien trop pourri !
Il faudra vous débrouiller,
Vous devrez le remplacer
Par le monde qui va naître.
Il va falloir vous y mettre.

Il faudra qu’il soit meilleur,
Ou alors, aller ailleurs !
Vous l’avez bien mérité,
Vous avez tout saccagé !
Il faudra bien réfléchir,
Ne pas se laisser fléchir,

Chacun dira son idée,
Qu’il faudra examiner.
Je sais, ça prendra du temps,
Mais comment faire autrement ?
Il ne faut plus déléguer,
Chacun doit s’en occuper !

Dépêchez-vous, il est tard,
N’écoutez plus les bobards !
Méfiez-vous de ceux qui trichent,
Oui, oui, je parle des riches,
De tous les baratineurs
Des menteurs, des profiteurs.

Des nantis et des puissants,
De ceux que vous croyez grands
Lorsque vous êtes assis,
Aurait dit La Boétie,
Peut être même « à genoux » *,
Alors mettez-vous debout !

Tout de suite, dès aujourd’hui !
Si il faut, toute la nuit.
Il faudra aller au bout,
Et pour ça, tenir le coup,
L’enthousiasme est réveillé
Il ne faudra pas flancher !

C’est le réveil des consciences,
C’est une dernière chance !
Car l’intérêt général
Voilà l’enjeu capital.
Soyez dignes des Lumières,
Un jour, vous en serez fiers !

* « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » citation attribuée à La Boétie, par Pierre Victurnien Vergniaud, (avocat, homme politique et révolutionnaire français ), mais qui ne figure dans aucun des écrits de La Boétie.
Mai 2016,

Il faut adopter un poète.

C’est un poète délaissé,
Que vous devriez adopter
ça vit d’eau fraîche et puis d’amour,
Il n’en faut qu’un peu tous les jours,
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Du jardin de vos chers secrets
Il saura prendre un soin discret.
Et pour vous cueillir des baisers,
Vous pourrez le solliciter.
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Et s’il vous vient des nostalgie,
Il en fera des poésies,
Qu’il vous offrira gentiment,
Un poète, c’est très galant.
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Au moment de parler d’amour,
Pour vous protéger des balourds,
Un poète, c’est épatant,
Il n’y a pas meilleur amant.
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

S’il vous plaît, vous pourrez user
De ses charmes à volonté,
Et s’il tiens ses engagements,
Vous le garderez très longtemps,
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Attention, c’est très exotique,
Avec ses cotés érotiques,
Vos amies vont vous inviter,
Dans l’idée de vous le piquer !
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Mais vous devrez en prendre soin,
Le caresser chaque matin,
Lui prodiguer votre attention,
Et aussi votre admiration.
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

De grâce, laissez-vous aller,
Dans ses bras, courez vous jeter,
Savourez ses matins câlins,
La chaude douceur de ses mains,
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Pour la santé, c’est idéal,
Et ça soigne aussi le moral,
Vous verrez, ça fait un bien fou,
Un poète amoureux de vous.
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Se voir dans l’éclat de ses yeux,
S’éclairer à son air radieux,
Ne fait pas tourner le compteur,
Pas besoin de kilowattheure,
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Si pour vous quelqu’un se consume
à force de manier la plume,
Profitez-en pour vous chauffer,
Sans allumer la cheminée,
Vraiment, c’est très économique,
Et ça a des cotés pratiques.

Et même s’il se croit vainqueur,
Il vous aura offert son cœur,
Vous vous devez de l’essayer,
Et peut-être un jour, l’adopter.
Vous apprécierez sa pratique,
Et son coté économique !

Décembre 2015,

Attente.

Je l’ai vu dans tes yeux, cet éclat qui m’alarme
Comme un pas douloureux, sur le chemin des larmes
Ce besoin de tendresse où l’absence nous hante,
Et qui fait de nos nuits une trop longue attente.

Ces moments où la solitude
Est plus rude que d’habitude
Quand il nous manque, à en crever
Un souffle pour nous rassurer,

Ces instants sans sommeil se succédant en vain,
Et dont la litanie nous tiens jusqu’au matin.
Toujours recommencée, la triste sarabande,
Désirs inassouvis, inutiles demandes

La douce attente d’un baiser
D’un bras, juste pour s’y lover,
Et la caressante douceur,
D’un sentiment qui vient du cœur.

C’est un rêve qui passe et nous fait déchanter,
C’est un nouveau moyen pour mieux nous torturer
Que ce rappel soudain des doux enchantements
Dont nous sommes privés, et depuis si longtemps.

J’ai bien entendu tes matins,
Plus solitaires que les miens.
Pour un câlin, ni chien, ni chat,
Que peux-tu prendre dans tes bras ?

Décembre 2015.

Mise en garde.

Attention, pour vous mettre en garde,
Je suis venu spécialement.
à toi, jeune, je dis « regarde,
Ne parais-je pas soixante ans ?
Et même plus, apparemment ! »
Tu te dis « Ce n’est pas trop mal,
Il a bien vieillit, l’animal »
Sais-tu que je n’ai pas trente ans ?

Ne faites pas, que Dieu vous garde
L’erreur que je fis à quinze ans
De croire que la vie musarde
Et qu’on peut prendre tout son temps.
J’étais joli, j’étais brillant,
Je n’écoutais que mes envies,
As-tu bien vu comme je suis ?
Vois-tu que je n’ai pas trente ans ?

Je voulais que l’on me regarde
Surtout les filles, évidemment,
Et dans la lumière blafarde
Je voulais être très brillant
Quand de choisir, il fut grand temps,
J’ai dit « Génie et Sex-Symbol,
En même temps ! » j’ai été fol
Voyez où j’en suis à trente ans !

Prince du temps, pardonne-moi
D’avoir cru en cette folie
Et donne moi une autre vie,
La même, oui, ça va de soi!

Décembre 2015,

Décadence infernale.

Passé le solstice d’hiver
Est-ce qu’on ira vers la lumière ?
Y aura-t-il encor un printemps ?
Où sombrons nous vers le néant ?

Le temps nous fuit, le temps s’en va,
Le temps s’effrite entre nos doigts,
Ils nous ont volé la durée,
C’est l’obsolescence programmée.

Refrain :     Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Ils ont mis le monde au pillage,
Comme des Vikings un village,
Et de déchets en déchéance
Mis le monde en désespérance.

Après l’amour, c’est l’amitié,
Qu’ils aimeraient voir tarifée
Sur les réseaux qu’on dit sociaux,
Mais c’est virtuel, rien que des mots.

Refrain :         Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Coda :
Il est urgent que l’on arrête
Cette décadence infernale
Il faut repenser la planète
Mais dans l’intérêt général !
Alors vous les politiciens
Les profiteurs, les bons à riens
A qui l’on doit ce dépotoir,
Dégagez ! On veut plus vous voir !

Décembre 2015.