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Et bien Marine, on a craqué ?

J’avoue que je m’interrogeais sur la meilleur façon de sortir du piège « Le Pen au 2ème tour » qui allait encore une fois fonctionner, au passage, si les voix, … Mais Jean-Luc à raison, ne nous en prenons qu’à nous même, ne rejetons pas la faute sur d’autres.

Et puis, voilà-t-y pas que c’est Marine elle-même qui se tire une balle dans le pied ! Que dis-je une balle, une rafale ! D’après de nombreux commentateurs, elle se serait-elle même sabordée., mais ils pensent généralement que c’est une erreur, une bévue, un accident, la « peur de gagner » que les sportifs doivent être capables de surmonter pour accéder à la victoire, enfin, que ce n’est pas de sa faute, elle a craqué, et … Et si c’était une toute autre raison ? Si Marine s’était volontairement sabordée ?

Quel est le but réel de Marine Le Pen ? Marine Le Pen, quand elle a pris la succession « politique » de son père a en même temps pris les rennes de l’entreprise familiale, qu’elle a d’ailleurs semble-t-il fait remarquablement prospérer, une petite exploitation aurifère, un bizzness qui exploite une mine d’or : le financement de la vie politique. Le système est extrêmement efficace, et le rendement financier est excellent. Ça fonctionne un peu comme une franchise. La maison mère, « le franchiseur » fournit tous le matériel nécessaire : les tracts, les affiches, la communication, les clips vidéos, le mode d’emploi, ce qu’il faut dire, ne pas dire, etc, etc … tout ceci pour un prix sur-évalué, à la frontière de l’indécence. Chaque acquéreur, chaque client, je veux dire chaque candidat qui veut porter les couleurs du FN doit faire l’acquisition du « kit de campagne » proposé par Marine, au pris et conditions fixés par Marine.

Soit le candidat obtient assez de voix pour que ses dépenses de campagne soit remboursées par l’état, l’achat du « kit » est donc compris dans les dépenses remboursées et ce sont finalement les contribuables qui offrent au candidat ce kit très cher contenant l’ensemble de son matériel de campagne. Bien sûr, le candidat malheureux n’atteignant pas le nombre de voix lui ouvrant le remboursement de l’état verra sa dette auprès de la PME de Marine annulée par la générosité de cette dernière, il ne sera pas tenus de rembourser le prêt ayant financé l’acquisition de son merveilleux kit de campagne.

Il va de soi que l’exploitation de ce filon aurifère est bien moins risqué et probablement plus profitable que l’accès au pouvoir lui-même, situation qui entraînerait immanquablement une levée de boucliers, une mobilisation générale, ferait éclater au grand jour l’incapacité du FN à gérer gouverner ou même à simplement gérer, comme cela s’est produit à chaque fois qu’une liste FN a gagné une municipalité.

Je pense que le risque d’arrivée au pouvoir du FN est moins grand que nous ne le pensons généralement. Tout d’abord, l’utilisation du FN comme repoussoir mobilisateur, et cela fait très longtemps puisque cela date de Jean-Marie Le Pen, lequel voulait peut-être plus arriver au pouvoir que sa fille; mais donc cette utilisation accrédite aussi l’idée d’utiliser ce vote là pour « mettre un coup de pied dans la fourmilière »  et pour ma part, j’en suis persuadé depuis très longtemps. L’excellent article de Chantal Mouffe paru dans Fakir explique parfaitement cette composante très présente dans le vote FN. Il va de soi qu’au delà du « le coup de pied donné », il n’y a pas d’adhésion aux idées du Front National. Bien sûr le rideau de fumée que les médias utilisent pour masquer nos positions, rendre nos messages inaudibles, répéter sans cesse que Mélenchon et Le Pen, c’est la même chose, ou que c’est très similaire détournent pas mal d’électeur vers ce qui est finalement la solution de facilité qu’on leur propose. Le vote de protestation, c’est le vote Le Pen. Elle a quand même bénéficié d’un temps de parole double de celui accordé à Jean(Luc Mélenchon.

Je pense également, et je ne vais pas me faire que des amis, mais je pense que dans notre camp aussi, brandir la menace FN ou plutôt son exutoire « Tout sauf le FN » est aussi parfois un argument de confort permettant d’éviter de trop s’interroger sur des manques d’efficacité de nos actions ou des manques de clarté de certaines de nos positions.

L’appel à des candidatures unitaires en Haute Vienne.

Je rapellerai simplement que je ne suis qu’un insoumis de base, investi d’aucune autorité ni représentativité quelconque, je ne parle qu’en mon nom de citoyen ayant décidé d’adhérer au mouvement de la France Insoumise, à son programme l’AVENIR EN COMMUN pour l’éléection présidentielle et les élections législatives.

J’ai participé à la réunion mardi 9 mai au soir salle J.P. Timbaud à Limoges. J’ai pris un peu la parole, mais je n’avais pas eu le temps de préparer mon intervention et de toute façon le temps était compté, et ce type de réunion a très fortement tendance à se transformer en une juxtaposition de messages. J’y préfère très nettement les échanges écrits permettant de prendre le temps de réfléchir, d’écrire, de relire, de corriger et de compléter l’exposé d’un point de vue. Je sais, on me l’a déjà dit, que l’inconvénient des écrits, c’est qu’ils restent, et bien moi, ça me paraît une bonne chose.

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18 mars, organisation, peut mieux faire !

Venir de province jusqu’à Paris, pour la marche pour la 6ème République, ce n’est pas donné à tout le monde, entre autre parce que ce n’est pas donné : Limoges : 44€ par personne, ce n’est pas rien, et pour beaucoup, c’est hors de prix ! Et ne dites pas qu’on organise la solidarité, à la façon des « cartes de pauvre »

Et il n’y avait pas que ça comme problèmes.

L’organisation des cortèges et du défilé.

Pourquoi ne pas signaler les points de rendez-vous autour de la Bastilles (numéro, thème), pour que l’on se retrouve et mettre à disposition un tableau des départements qui permette de savoir ceux qui sont arrivés (surtout les cars, pour se retrouver entre cars et covoiturage)  ou pour retrouver des amis venus d’ailleurs.

Le fait de répartir les provenances pour chaque point de rendez-vous, avec une ou des régions + un département francilien est une excellente chose. Il faut juste pousser les choses un peu plus loin. demander quelques volontaires (1 ou 2) à chaque département francilien, pour être « référents » du point de rendez-vous (ils s’engagent à être présent plus tôt, vers midi par exemple)  et demander à ce qu’il y ait un référent par provenance de province. Communiquer à l’inscription le n° de portable du référent du point de rendez-vous ils communiqueront par sms et demander à ceux qui se chargent d’organiser un départ de car de prendre contact avec leur référent du rendez-vous, ça permettra de faite le point, de se retrouver, et aux retardataires de localiser leur cortège et peut être de les retrouver. Les covoiturage peuvent aussi se grouper en convoi et donner un référent.

Chaque groupe pourrait aussi tenir un compte (par département) des participants à jour – exemple : on arrive de tel département, si on est les premiers, on met le nom du département et notre nombre sur le tableau, si on n’est pas les premiers, le nom du département y est déjà, et  il y a le nombre de ceux qui sont déjà arrivés, on ajoute le nombre  de ceux de son groupe, et on a le détail par provenances. Les groupes se placent dans l’ordre où ils ont été inscrits sur le tableau – en fait par ordre d’arrivée.

Ne fait pas faire démarrer les cortèges avant l’heure, ici aussi avec des sms entre référents; le 18 mars cela a foutu en l’air toute possibilité de s’y retrouver.

Plus gênant : ça aurait été bien de penser aux handicapés !

On a fait des progrès pour les sourds et malentendants – Quoique. Je ne sais pas si il a fallut que je transcrive les vœux de Jean-Luc et que je lui adresse le texte en lui rappelant que ma fille sourde ne lisait toujours pas la langue des signes et qu’elle était loin d’être la seule. Toujours est-il qu’il n’y avait plus de traduction simultanée en LSF ni de sous-titre, ni malheureusement de publication postérieure du texte des discours (au passage : quel dommage), je n’en veux pas à celles et ceux qui ont fait planter l’initiative pour « prendre la place » et qui n’ont pas fait grand chose depuis, j’en veux plus aux « importants » qui étaient au courant, mais qui ont laissé faire parce qu’ils n’en avaient rien à faire, ou parce qu’ils avaient « mieux » à faire. Malheureusement, c’était hautement symbolique et particulièrement efficace et c’est très symptomatique des manques de participation qui subsistent au niveau de la base du mouvement, pourquoi n’y-a-t-il toujours pas de forum insoumis au niveau de jlm2017 ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas eut d’appel en direction de ceux qui ont quitté le parti ces dernières années – en particulier au moment des municipales

Revenons à l’organisation. Jean-Luc insiste souvent sur le fait que nos bénévoles sont en général de grands professionnels dans leur spécialité, ce qui est parfaitement vrai, par exemple pour la vidéo. Par contre, j’ai des doutes pour ce qui est de l’organisation (concrète) de cette marche suivie d’un meeting, et cela en frôlant une prise de risque pour des handicapé-e-s. Risque, inconfort et indifférence. Bref un vrai recul par rapport à l’effet obtenu par les sous-titre et la traduction simultanée en LSF.

Je m’explique : si le meeting qui clôt la marche doit se tenir sur une place, la scène doit être au fond de la place par rapport au sens d’arrivée du cortège. placer la ou les scènes au début ou au milieu va nécessairement créer une accumulation. Les premiers arrivés vont inévitablement s’accrocher aux meilleurs places et les suivants vont tout aussi inévitablement essayer de se glisser entre la scène (ou les écrans) et ceux arrivés avant eux. Et tant pis si il s’agit d’une personne handicapée sur un fauteuil qui ne verra plus rien, et pour ma femme sur son fauteuil, cela a été comme cela tout du long. Pas d’emplacement prévu pour accueillir et mettre ceux qui sont en fauteuil dans de bonnes conditions, de vision, de confort et de sécurité. C’était tout le contraire avec de nombreux obstacles, des trottoirs, sans un minimum permettant l’escalade par un fauteuil, des sortes de madriers infranchissables pour un fauteuil, etc …

Et ce qui aurait pu être plus GRAVE : des interventions impératives (sans s’être assurer auparavant que cela ne poserait pas de problème) du « service d’ordre » – les gens à brassards rouge – pour faire reculer vers le « fond de la place » ceux qui stagnaient (c’était pourtant tellement prévisible) dans les « entrées », et qui n’avaient pas envie de quitter ces « meilleures places » pour se retrouver loin, loin, mais à force d’insister, ils finiront par se mettre en marche et déferleront sur ma femme en fauteuil, chacun poussé par les suivants, et un certain nombre d’entre eux, pour ne pas dire un nombre certain, montreront clairement leur désagrément vis à vis de ces personnes en fauteuil, coincé-e-s au milieu du flot devenus des obstacles ! Il y a eut un vrai risque de mise en danger physique de personnes handicapée, mais pire encore, agression morale en raison de leur handicap, et moi j’ai lu de la panique dans le regard de mon épouse, alors que je n’ai pas pu me maintenir à ses côtés !

Propositions pour la suite.

J’ai une idée qui pourrait permettre de réaliser un truc grandiose sans avoir à faire remonter les foules jusqu’à Paris (dans ce cas il faudra: s’attendre à un effritement progressif comme cela a été le cas en 2011 – 2012. Je n’ai aucune idée du coût éventuel. Cela pourrait peut être même faire le buzz. Je pense que cela doit être techniquement possible d’installer des dispositifs de prise de vue pour hologramme sur des scènes de province. De faire passer une partie des spectateurs sous ce portique lorsqu’ils entrent dans la salle et de filmer (pour l’hologramme) leur passage. Cela pourrait se faire en direct, ou en différé, dans différentes villes. Le temps nécessaire pour filmer ces passages et pour que les spectateurs s’installent pourrait être « animé » par des artistes se produisant dans les différentes villes. Sur la grande scène où se tiendrait Jean-Luc pour ce meeting seraient installés plusieurs dispositifs de projection qui feraient apparaître les hologrammes des spectateurs venant aux meeting de Marseille, Lille, Toulouse, etc …. La projection s’effectuerait en différé (les spectateurs étant filmés quand ils arrivent et leurs hologrammes étant projetés pendant l’intervention de Jean-Luc).

Je trouve que cela constituerait un complément logique et hautement symbolique, après avoir dédoublé Jean-Luc de dédoubler les insoumis.

Dernière remarque, au passage, moi qui ait créé un tout petit groupe d’appui (nous sommes 2 réellement actifs) je n’ai hélas pas les moyens de financer les affiches, les tracts, avec 30 € de matériel gratuit tous les 15 jours, mais à chaque fois, pas loin de 30€ de port. Qui plus est, un territoire énorme à couvrir !  Je pense que maintenant les banques vont débloquer un prêt pour financer notre campagne, pour ma part, je n’ai plus les moyens.

Pour une véritable protection des citoyens.

Je propose une idée que je crois assez dissuasive pour protéger les citoyens : créer une fonction de « tribuns du peuple », dans les mêmes conditions que les jurés d’assise, en s’inspirant des « tribuns de la plèbe » des Romains,

La justice est devenue trop souvent une justice à deux vitesse, d’un procureur qui ne voit pas de raison de poursuivre une violation du code électoral, au tribunal qui déclare coupable, mais dispense de peine, et tant et tant d’autres exemples.

Les affaires concernant des débordements policiers font trop souvent l’objet d’enquêtes semblant, à tord ou à raison, superficielles ou sujettes à cautions. Les qualifications pénales invoquées ou les décisions de Justices semblent trop souvent partiales ou inéquitables.

Police et Justice doivent être absolument respectées, mais la première des conditions à remplir est qu’elles soient toutes deux absolument respectables.

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Police et justice sous contrôle citoyen.

Parce que la justice est rendue « AU NOM DU PEUPLE » et que la police en est « LE BRAS », il y a nécessité à s’interroger sur les risques d’abus et les moyens de s’en protéger. Aussi bien de s’en protéger individuellement, en tant que citoyen, que de s’en protéger collectivement, en tant que peuple « constitué », dans la mesure  où dénis de justice et « bavures policières » portent atteinte aux fondements même de la légitimité républicaine.

En disant celà, je ne jette absolument pas la pierre au très nombreux magistrats et policiers qui accomplissent leurs missions dans le respect des lois et des principes et idéaux républicains. Mais des faits anciens ou récents montrent qu’il en est parfois autrement, avec des faits pouvant entraîner a mort ou même aller jusqu’à des actes de torture.  Pour assurer la protection des citoyens contre de tels agissements intolérables et extrêmement graves, la solution à mettre en oeuvre doit être absolument dissuasive.

Je propose de créer la fonction de tribun du peuple en s’inspirant des tribuns de la plèbe des romains Tribuns de la plèbe – Tribun du peuple. Dans l’organisation Romaine, le tribun s’interposait physiquement entre le magistrat et le citoyen pour le protéger, sa personne était sacrée sous peine de mort. C’était le pouvoir d’intercession (intercessio en latin). Il faut mettre en place un numéro d’appel à l’intercession d’un Tribun du peuple, à la disposition de tous témoins de tels actes et à la diposition des victimes des faits.

Toute entrave ou tentative d’entrave à l’exercice de ce droit à « l’intercession des Tribuns » devra être réprimé avec la plus grande sévérité, Tout citoyen témoin d’actes pouvant justifier le recours à ce droit se doit d’en faire usage sous peine d’encourir des sanctions pour non assistance en danger, la qualité d’agent de l’état étant dans ce cas retenue comme circonstance aggravante.

De plus, dans tous les cas, en particulier ceux mettant en cause des brutalités policières,  les enquêtes internes (inspection générale) comme les enquêtes judiciaires ne pourraient se dérouler qu’en présence des tribuns du peuple et sous leur contrôle conjoint (avec l’inspecteur général ou juge d’instruction selon les cas) Ils auraient accès, non seulement à toutes les pièces du dossier, mais disposeraient également de la faculté de faire procéder à des expertises, confrontations, ou interrogatoires en dehors des locaux de l’administration. Toute entrave à leur enquête devra être sévèrement réprimée.

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Législatives, et si on s’y prenait autrement.

à propos des législatives et des relations entre insoumis (avec ou sans carte, organisés ou isolés), du fonctionnement du site jlm2017.fr, de comment se fait le choix des candidats, etc …..

Articles précédents concernant ce sujet : 

Dans le document support pour la réunion de circonscription, il était mentionné :

Séance rapide de questions/réponses (interventions d’une minute maximum) autour du périmètre, des ressources et des difficultés de la circonscription. Il s’agira notamment de répondre à plusieurs questions :

  • Est-ce que chaque insoumis·e connait bien le périmètre de la circonscription ?
  • Quel est l’état des lieux politique de la circonscription (député·e sortant·e, résultat de l’élection précédente, candidatures d’autres forces politiques déjà déclarées) ?
  • Quels sont les mobilisations et points d’appui pour notre campagne dans la circonscription ?

De quoi s’agit-il exactement ? de faire passer un examen d’aptitude ? en 1 minute ?  Les réponses à ses questions devront bien sûr être prises en compte, est-il nécessaire que ce soit dès maintenant ? Ne s’agit-il pas plutôt d’un travail à accomplir en commun par les groupes d’appui et les formations de la circonscription ou du département ?

L’objectif était de choisir le « meilleur député » mais en réalité, il y a ambiguïté avec choisir le meilleur « candidat ». et si ce sont ceux qui ont les déjà les réponses aux questions posées, n’est-il pas plus simple de dire « que ceux qui ont la bonne carte dans leur poche lèvent le doigt ? »

et (pour mémoire) le rapport du comité électoral dit tenir compte de celles (les candidatures) qui semblaient être soutenues largement par les insoumis.e.s de la circonscription. » comment cela peut-il se faire puisque lorsque le nom d’un(e) candidat(e)s était cité plusieurs fois, il n’était comptabilisé qu’une fois, et que le nombre de « voix » n’a pas été transmis !

Et si on s’y prenait autrement ?

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Inventons la démocratie de demain

Tout d’abord une notion qui me paraît séduisante, elle est issue du monde des logiciels libres, il s’agit de La démocratie liquide Je vous invite à consulter cet article, et à suivre les liens qui s’y trouvent, je sais ça va prendre un peu de temps, mais il s’agit d’un sujet majeur, en particulier dans la perspective de la constituante (pas pour les délibérations de l’assemblée en elle-même, mais pour tout le travail préparatoire avec la participation la plus large possible).

Cette idée de délégation transmissible et révocable me plait bien, par contre, je pense néanmoins qu’il ne faut pas évoquer de « vote » électronique en parlant des « scrutins » officiels. Ce qui fait la légitimité du résultat, c’est le fait de placer le déroulement des opérations électorales sous le contrôle des citoyens, non seulement des délégués des candidats présent dans chaque bureau de vote, mais également, et peut-être surtout leur présence lors des opérations de dépouillement.

D’autre part, le « vote électronique » est excessivement facile à « truander » de bien des façons, surtout, comme cela avait été projeté et est peut-être encore le cas dans les expérimentation de vote électronique, avec l’envoi des enregistrements à telle ou telle société spécialisée situe quelque part aux USA (mais ailleurs, ce serait pareil) qui calculera les résultats !

Il sera donc nécessaire d’organiser un mode d’expression à peu près équivallent, mais qui en sera la concrétisation réelle et donc contrôlable. C’est un défi intellectuel auquel je souhaite vous inviter.

Actuellement, dès que l’on parle des « réseaux sociaux », c’est pour parler globalement de faceboock, de twitter, etc … c’est à dire de moyens de communications avec d’un coté des « youtubeurs »  producteurs d’informations, de vidéo, de buzz, …  et de l’autre des « followeurs » des suiveurs, plus ou moins grouppies (autrefois on disait des fans).

Mais en faisant celà, on passe généralement sous silence l’autre aspect de ces réseaux, moins spectaculaire, mais bien plus intéeressant, l’aspect « collaboratif », l’aspect facilités pour faire ensemble.

J’ai eu la chance, de 1978 à 1980 de participer à la préparation et au lancement de l’expérience Télétel à vélizy première grande expérimentation (2 500 foyers) avec un boitier qui se glisse sous la télé – la taille d’un lecteur DVD – avec un clavier simplifié mais complet (alpha-numérique), c’est juste avant l’arrivée du minitel. Je suis responsable de l’équipe « Marketing » chargé d’amener les entreprises à s’interesser à ce nouveau média et à participer à l’expérience. Cette expérience sera un succès même si les minitel seront détronés par l’arrivée d’internet. Par contre, pour ceux qui y ont participé, cela a été très riche d’enseignement et de découvertes. A l’origine, il s’agissait d’accéder à des services d’information, et ce sont les utilisateurs qui ont fait émerger les kiosques (36 15, …) les messageries, etc … Mais il ont également apporté (même si c’était de façon un peu marginale) une autre innovation, que j’appelerai « le découplage » de la communication.

Découplage dans le temps. Pas besoin d’être présent à un endroit donné au même moment que l’interlocuteur, que ce soit en face de lui ou près d’un téléphone dont il aurait fallut connaître à l’avance le numéro (les portables n’existaient pas encore). une étude avait montré que dans le cadre des activités professionnelles, il fallait en moyenne 7 appels téléphonique pour joinde un correspondant, lui poser une question et obtenir sa réponse, la difficulté majeure étant d’arriver à joindre son correspondant.

La « télématique » apportait une solution très pratique et s’est développée pratiquement seule à partir du service de messageries. On envoyait sa question et le destinataire en porenait connaissance au moment de son choix, donnait sa réponse, pas nécessairement immédiatement, et la répone vous revenait ultérieurement, sans que cela pose problème car les questions qui exigent une réponse immédiate sont relativement rares, et même dans ce cas, cet échange par messagerie était rès utile car il permettait rapidement, et sans devoir y consacrer trop d’énergie, de convenir d’un rendez-vous téléphonique.

Je sais bien qu’on me rétorque très souvent que cela ne remplacera jamais un vrai contact humain, etc … mais qui a dit qu’il s’agissait de cela ? au contraire, pour l’avoir pratiqué intensément, cela permet d’augmenter la qualité de la collaboration, la qualité du travail d’équipe, du partage, du lien social.

 

 

 

 

 

Tribuns de la plèbe – Tribun du peuple.

Le domaine des contrôles citoyens est l’un de ceux où la procédure du tirage au sort me semble la plus adaptée, puisqu’il ne s’agit pas ici de mettre en oeuvre une politique, mais de contrôler de la régularité d’actes, de mesurer l’effet d’une mesure, d’en apprécier éventuellement les difficultés, les manques où les « parades » trouvées par certains, afin d’en améliorer l’efficacité.

Et aussi d’assurer la protection des citoyens contre des agissements intolérables et extrêmement graves. En disant celà, je ne jette absolument pas la pierre au très nombreux magistrats et policiers qui accomplissent leurs missions dans le respect des lois et des principes et idéaux républicains. Mais des faits anciens ou récents montrent qu’il en est parfois autrement.

Je propose de s’inspirer du rôle des tribuns de la plèbe, « tribun » n’ayant pas ici le sens « d’orateur » mais le sens originel, dans l’organisation romaine. Voir par exemple l’article de wikipédia tribun de la plèbe

Je ne suis ni spécialiste de droit, ni historien spécialisé dans l’histoire romaine, juste un citoyen,  qui se souvient d’avoir été marqué par la protection apportée au peuple par le tribun qui s’interposait, et je vais essayer d’exposer mon idée en simplifiant volontairement, et en pensant que tout ceci devra être discuté, affiné, pesé, etc ….

Les tribuns de la plèbe étaient issus du « populus » – le peuple – c’est à dire de toutes les classes de citoyens, sauf des patriciens (l’oligarchie de l’époque). Ils étaient élus pour un an. Je pense personnellement que la fonction à recréer pourrait être particulièrement adaptée au tirage au sort (et sans doute une durée moins longue).

Les tribuns (2 à l’origine, puis 4 puis 10) n’étaient pas à proprement parler des « magistrats », mais ils avaient un pouvoir de même nature. Leur mission s’appelait « l’auxillium » le tribun porte secours à un membre du peuple à l’occasion de l’action judiciaire d’un magistrat, ou un membre du peuple fait « appel au tribun » qui venait alors s’interposer physiquement pour le protéger. Il utilisent alors leur pouvoir d' »intercessio » sorte de véto qu’ils peuvent mettrent à une action, au vote d’une loi, ….

Ils avaient également  gagné, avec la reconnaissance de la plèbe, le pouvoir de « vengeur public » leur permettant de poursuivre des délits comme « mal répartir le butin » (lire détournement de fonds publics », utiliser l’armée à des fins privés (lire …. vous allez trouver ce à quoi je pense) ou faire la guerre illégalement, ou trahison (ou nuire aux intérêts fondamentaux de l’état).

Je propose donc de s’en inspirer pour que justice et police soient placés sous le contrôle du peuple puisque la justice est rendue « au nom du peuple »