Archives pour la catégorie poésie engagée

Ce souffle qui nous prends

Nouvelles paroles pour ‘Le chant des Partisans »

Ami, ressens-tu ce souffle qui nous prends, nous entraîne ?
C’est un tourbillon d’idées et de passions dans nos têtes
De plus en plus fort, voilà qu’il se transforme en tempête,
Ce vent qui grandit, c’est la révolution citoyenne !

Un soir de juillet, à Paris, au siècle des Lumières,
Il a pris naissance, et depuis, gagné la terre entière.
Depuis ce temps là, les nantis ont déchaîné leur rage,
Des gueux ont osé parler d’égalité, de partage !

Ce souffle puissant se nourrit des luttes de nos frères,
De ceux qui n’ont rien que la faim ou qui fuient la misère !
Mais dans ces pays, ce souffle est devenu, camarades ;
Vent de Liberté qui grandit et se change en tornade.

De quatre vingt douze, la Commune, trente six, le C.N.R.
Il porte toujours l’idéal dont ont rêvé nos pères.
De quatre vingt neuf, cette révolution est la fille,
Et c’est en son nom que nous venons reprendre La bastille !

Ami, entends-tu, c’est le peuple qui brise ses chaînes
Dans d’autres pays, il se lève, la France l’entraîne !

À bouche fermée  Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh oh Oh

Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh oh Oh

Un autre poème engagé :  Le retour du Printemps

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Le retour du Printemps

Le petit Monsieur méprisant
Qui était élu Président.
Nous adressait des remontrances
Il voulait réformer la France.
Mandaté par les financiers,
Ceux qui, à grand coup de millions,
Influencent les élections
Afin de pouvoir se gaver.

Ces voraces de la finance.
Acharnés à piller la France
Venaient de relever la tête,
Attaquant toutes nos conquêtes.
Surtout celles du C.N.R.
Qu’ils voulaient tant jeter à terre !
Ils l’avaient choisi pour cela
En faire leur « Chef de l’état »..

Alors le nouveau Président
Remit en cause les accords
Arrachés il y a longtemps,
Au prix de douleurs et de morts.
Et il y allait carrément,
Cassant avec acharnement
Le droit du travail, la Sécu
Et des cheminots, le statut.

Oui le papier était jauni,
L’encre passée, un peu ternie,
Mais ça se voyait nettement,
C’était écrit avec du sang.
Du sang remonté de la mine,
Du sang descendu des collines,
Et le notre n’a fait qu’un tour
Cherchant une issue de secours.

Il avait dit « Pensez Printemps !»,
Nous prenant vraiment pour des glands.
Moi, je crois qu’il n’aurait pas dû,
Le Printemps, ça lui a déplu.
Mais lui qui se croyait subtil,

Nous prenait pour des imbéciles
Il a dit que nous n’étions rien,
Ce qui n’était pas très malin.
Il avait dit « Pensez Printemps !»,
Nous prenant vraiment pour des glands.
Moi, je crois qu’il n’aurait pas dû,
Le Printemps, ça lui a déplu.
Il a dit que nous n’étions rien,
Ce qui n’était pas très malin.

Car quand son cow-boy s’est lâché,
En cognant du manifestant
Il a cru qu’il pouvait oser
Afficher ses vrais sentiments.
Il a redoublé de mépris,
« Venez me chercher », qu’il a dit,
Et le Printemps a dit « Banco »,
En mettant son gilet fluo.

Et puis, il en a distribué :
« Mettez ça, vous réfléchirez ! »
C’était un printemps un peu vieux,
C’était un printemps malicieux,
À chacun, il nous murmurait :
« Arrête de baisser le front,
Repense à la Libération ! 
Souviens-toi de ce mois de Mai !»

On s’est donné des endez-vous,
Sur les ronds points, près de chez nous,
Et on s’est mis à discuter
de tout ce qu’il fallait changer.
Et c’est là que l’on a compris
Ce qu’avait dit La Boétie :
Que la fin de la servitude,
C’était d’abord notre attitude

Et c’est vrai qu’en réfléchissant,
Les beaux gilets fluorescents
Venaient de nous rendre visible,
Et quand on s’est vu si nombeux,
On s’est senti moins malheureux,
On a vu que c’était possible !
Alors on a dit « ça suffit,
Dégagez, la fête est finie !

Fini de saccager la terre,
De prospérer sur la misère,
Fini de tout accaparer,
Et fini de nous mépriser ! »
Oui c’est le retour du printemps,
Ce printemps d’il y a cinquante ans.
Voyez comme il a refleuri,
Tous les ronds-points en sont jaunis,

mars, avril, décembre 2018.

Un autre poème engagé :

23 août.  (journée internationale de la mémoire de la traite négrière.)

Pensez « Printemps » (ancienne version)

Un petit Monsieur méprisant
Venait d’être élu Président.
Il nous faisait des remontrances
Il allait réformer la France,
Mandaté par les financiers,
Ceux qui, à grand coup de millions
Influencent les élections
Pour pouvoir encor se gaver.

Ils avaient dû baisser le front
Juste après la Libération,
Quarante six, quand les nantis
Furent obligés d’accepter :
Des milittants ont gourverné !
Ils ne se sont jamais remis
D’avoir dû, un jour, laisser faire
Ces va-nu-pieds, ces prolétaires.

Les voraces de la finance.
Qui avaient relevé la tête,
S’acharnaient à piller la France,
Reprenant toutes nos conquêtes !
Enfin, l’œuvre du C.N.R.
Entièrement jetée à terre !
Ils l’avaient choisi pour cela,
Et l’avaient fait « Chef de l’Etat ».

Alors le nouveau Président
Remit en cause les accords
Ecrits il y a très longtemps,
Au prix de douleurs et de morts.
Puis il a dit : « Pensez Printemps ! »
Pendant u’il cassait violemment
Le droit du travail, la Sécu,
Et des cheminots, le statut.

Oui le papier était jauni,
L’encre passée, un peu ternie,
Mais ça se voyait nettement,
C’était écrit avec du sang !
Du sang remonté de la mine,
Du sang descendu des collines.
Et le notre n’a fait qu’un tour,
Cherchant une issue de secours !

Là, on a croisé le Printemps,
C’était un printemps un peu vieux,
C’était un printemps malicieux,
C’était un printemps virulent !
À chacun, il nous murmurait
Souviens-toi de ce mois de Mai !
Arrêtes de baisser le front,
Repenses à la Libération

« La Sécu », c’était du sérieux !
On l’avait réorganisée,
Et puis on l’avait fait sans eux,
C’est pour ça qu’ils nous l’ont cassée.
Pour s’en mettre encor plein les poches,
Ils n’ont que ça, dans leurs caboches.
Il faut leur dire « ça suffit,
Dégagez, la fête est finie !

Et oui, fini de se goinfrer,
Fini de tout accaparer,
Fini de saloper la terre,
De s’engraisser de la misère !
Oui, c’est le retour du printemps,
Du printemps d’il y a cinquante ans,

Pour le retour des jours heureux !
Allez ! Debout ! Les partageux ! »

mars, avril 2018.

Un autre poème engagé :

23 août.  (journée internationale de la mémoire de la traite négrière.)

L’ordre des mots

version courte écrite en avril 2017 à partir de la version longue,
écrite en novembre 2014,
puis retravaillée en février 2015, novembre 2015, août 2016, mars 2017.

Aux frontons de nos édifices,
Nos grands anciens ont fait graver
Trois mots simples, sans artifice,
Et au monde, ils les ont légués.
Ces trois mots, vous les connaissez
En premier, il y a « Liberté »

Un mot très fort, mais trop souvent
Victime de détournements
Lorsque « Liberté d’entreprendre »
Signifie « pas de compte à rendre »
« Égalité » est le deuxième,
Pour lui, c’est du pareil au même !

Lorsque les nantis, les notables,
Repus au sortir de la table,
Voudraient payer le même écot
Que ceux au pain sec et à l’eau.
Suffirait-il de modifier
L’ordre des mots pour tout changer ?

Je vous propose d’essayer :
Regardez comme « Égalité »
Après « Fraternité » dévient
De chacun, selon ses moyens
à chacun selon ses besoins
C’est ça, la solidarité !

L’ordre des mots « Fraternité »
« Égalité » puis « Liberté »
Empêcherait qu’on envisage
De jouir seul d’un bien si précieux
Tant qu’il existe sous les cieux
Quelqu’un réduit en esclavage !

Aujourd’hui, c’est plus que la France
Qu’il nous appartient de sauver.
Les prédateurs de la finance
Ont mis la planète en danger !
Les mots gravés vont nous aider,
Mais n’oublions pas le dernier !

De nos ancêtres, soyons fiers,
Ils ont fait des Révolutions,
Poursuivons le travail d’hier,
Écrivons la constitution
Que leurs mots vont nous inspirer,
Et surtout, surtout, le dernier !

De Proudhon et de Robespierre,
Il faut reprendre les flambeaux
Le moyen de sauver la terre :
Réaliser leurs idéaux.
Et tout d’abord, pour commencer,
Mettre en premier, «Fraternité» !

Ce poème, dit par moi sur scène.

retrouvez la version longue

Ballade de l’âge du fer.

Avez-vous contemplé, à Nantes ou à Bordeaux,
Ces dentelles de fer, qui se voudraient charmantes,
Signes de la fortunes extraite des bateaux.
Mais où le vent marin pousse un cri d’épouvante.
Ces fers, dont vous orniez vos façade pédantes
Avaient déjà servis, ils avaient enchaînés
Au fond de vos navires, des hordes apeurées.
Votre commerce était la honte de la France !
Eux, pertes ou profits, esclaves ou noyés,
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Oui mais, à Champagney, ce n’était qu’un hameau,
Tout petit village d’une contré charmante,
Un petit coin blotti, entouré de coteaux,
Où l’on vit apparaître une idée surprenante.
Ce presque nulle part, cette idée bouleversante,
Des hommes seraient noirs ? cela est certifié ?
Et pour cette raison, privés d’humanité ?
« Car nous sommes semblables, » telle est la doléance,
Que ces humbles sujets mirent dans leur cahier !
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Leur pêché était-il la couleur de leur peau ?
Leur langage inouï ? Leur musique obsédante ?
Ou bien leur nudité, malgré les oripeaux
Dont vous leur fabriquiez une tenue décente ?
Moi, c’est votre impudeur que je trouve indécente.
Jamais leur volonté n’accepta de plier
Quand arriva de France, enfin, la Liberté
Se ruèrent partout, porter la délivrance !
Ne prenant même pas le temps de savourer !
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Faux Roi, nantis, puissants, vous n’allez rien laisser
Qu’à la grandeurs des humbles, on puisse comparer,
Ils ont fait la Nation, nous leur devons la France.
Ils n’avaient que leur vie, mais n’ont pas hésité,
Quant à vous, dégagez, flétris pour déchéance !

mars 2017.

Marion et Mattéo.

Je suis venu pousser un vrai cri de douleur,
Un cri de révolté, oui, un vrai cri d’horreur !
Quand certains n’ont rien vu, d’autres ont laissé faire !
Au pays des lumières, d’Hugo et de Voltaire !
Comment faire à treize ans, quand on est harcelé,
Que sans cesse au suicide, vous êtes invité ?
Un gamin s’est pendu par c’ qu’il était rouquin,
Et une jeune fille s’est jetée sous un train !

Nous étions occupés, chacun vivait sa vie,
Et nous n’avons pas vu venir la barbarie.
Et le pire de tout ça, c’est que c’est à l’école
Qu’ont put se dérouler ces histoires si folles !
De ces comportements de meutes déchaînées,
Où beaucoup, lâchement, viennent participer.
Un gamin s’est pendu par c’ qu’il était rouquin,
Et une jeune fille s’est jetée sous un train !

Et combien d’autre encore, dont on ne parle pas,
On veut se persuader que ça n’existe pas !
Trop souvent chez des profs, et chez des responsables,
On dit « c’est pas sérieux » ou « c’est inévitable »,
Comme ce principal, surprenant des bourreaux
Qui a fait demi-tour, refermant son bureau !
Un gamin s’est pendu par c’ qu’il était rouquin,
Et une jeune fille s’est jetée sous un train !

Et ce refus de voir, de ceux dont la mission
Est d’enseigner à tous, est le pire abandon,
Car trop souvent il n’est que le premier présage
De la funeste issue où mène l’engrenage.
On a peur, y compris d’en parler aux parents,
On veut les protéger, mais on n’a que treize ans !
Un gamin s’est pendu par c’ qu’il était rouquin,
Et une jeune fille s’est jetée sous un train !

J’en appelle à tous ceux qui de près ou de loin
Pourraient rencontrer un comportement voisin,
Ne fermez pas les yeux et ne laissez pas faire !
Non ! Pas d’indifférence ajoutée au calvaire !
Nous avons à défendre ce qu’est l’éducation,
Fondant la République, et forgeant la Nation.
C’est un incontournable devoir pour chacun,
Plus de gosse harcelé, pendu, ou sous un train !

Février 2015
j’avais autrefois mis un lien vers France TV pour en savoir plus sur le harcèlement scolaire, mais l’actualité est venu effacer la cible, heureusement que certaines et certains restent vigilants, merci à Mélanie Rollin : « 
les victimes et témoins de tels agissements peuvent appeler les deux numéros gratuits, « non au harcèlement » au 3020, ainsi que « Net écoute » (harcèlement en ligne) au 0800 200 000″. (communiqué par le blog de Mélanie Rollin). Je vous invite à visiter son blog.

Ça tourne rond.

Pour cette chanson, il faut l’aide, du public pour chanter le chant des partisans à bouche fermée.
Après « Alors moi je chante à tue tête », faire mmmmmm plusieurs fois, de plus en plus fort, en étant de plus en plus nombreux, et sur un signe, faire siffloter l’internationale par quelqu’un, les autres arrêtent le chant des partisans.

Les ours blancs n’ont plus d’banquise
Tant mieux, j’leur vendrai des glaçons
Si l’eau submerge les Marquises,
J’irais leur louer des pontons

Refrain : Ça tourne rond sur ma planète
Moi je me gave de pognon,
Tous les jours pour moi c’est la fête
Car je vis sur le dos des cons.

On leur raconte des bobards
Qu’ils dépens’ trop, qu’ils sont trop cher,
Qu’y a plus d’boulot, qu’il est trop tard,
Que c’est la crise, qu’on peut rien faire.
Et alors eux, ils se résignent
Baissent les yeux, le nez par terre
On veut des chèques, ils nous les signent,
Admirez notre savoir-faire !

Refrain.

On a eut chaud, mais aujourd’hui,
Pour gagner la lutte finale
J’tiens la tête avec mes amis
Des autres multinationales
Petit à p’tit, on a repris
C’qu’ils avaient arrachés naguère
Par leurs luttes dans les conflits
Mêm’ la sécu du CNR

Refrain.

On s’est accaparé la flotte
Bientôt on leur f’ra payer l’air
Qu’ils respirent, et ça ça nous botte,
Ils sont trop cons, ils se laissent fair’
On a rétablit l’esclavage,
Les gosses rapportent du pognon,
Ils coûtent rien, ils sont bien sages
Juste quelques coups de bâton !

Coda : Alors moi, je chante à tue-têt’
J’adore me gaver de pognon,
Tant pis pour vous, vous êtes trop bêt’
C’est pas d’ma faute si vous êtes cons !
Mm mmm
Mais, j’entends comme un bruit qui enfle et qui grandit,
C’était comme un murmure et ça devient un cri
Mm mmm Mm mmm
Ça nous vient de partout, la fureur se déchaîne !
Mm mmm Mm mmm Mmm mmm m mm m
Comment ça, partager ? Ne brisez pas vos chaîne !
on entends l’internationale
Ah, ce que je suis con !, j’aurais pas dû gueuler,
Ce sont les partageux ! Je les ai réveillé !

Novembre 2014, octobre 2015

Dans le bruit des bombes.

Un petit paysan priait
Parmi les bombes qui tombaient.
Il ne savait pas lire, ni écrire,
Il aurait bien aimé écouter une lyre.
Mais les déflagrations
Détruisaient sa maison.
Il est né là,
Il vivait là,
Et il n’y a plus rien, là !
Il ne comprenait pas
Le Colonialisme,
Le capitalisme,
La révolution,
Ou la rébellion,
Et tous ces grands mots placés là,
Pour que sa souffrance ne s’entende pas !

« Nous luttons
Pour la libération ! »
Criait-on d’en bas en le fusillant !
« Nous luttons
Contre la rébellion ! »
Criait-on d’en haut en le bombardant !
Il s’était libéré ?
Il s’était rebellé ?
Lui qui n’a jamais fait que cultiver,
Pour manger !
Ses yeux tristes, en pleurs,
Faisaient voir à son cœur
La désolation.
Ce petit paysan d’ici, d’ailleurs, de nulle part, priait
Parmi les bombes qui tombaient.
Non, il n’invoquait pas la paix,
Il ne savait pas ce que c’est.
Des éclats vinrent le frapper, puis d’autres et d’autres encor,
Et il sentit venir la mort,
Comme on sent venir au printemps,
Le vent.

Décembre 1965