Archives mensuelles : octobre 2016

Le ruban rouge (1994)

Un bout de tissus épinglé
Avait conduit jusqu’au bourreau,
Aujourd’hui un ruban croisé
A brisé les murs d’un ghetto.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Toi qui te raccroches à la vie,
Si tu te sens abandonné,
Tu pourras savoir que celui
Qui le porte est à tes cotés.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Si on te prive de travail,
Ou si on te jette à la rue,
Nous tisserons une muraille
De rubans pour qu’ils n’osent plus.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Les médecins, les infirmières,
Ceux qui luttent dans ce combat,
Verront que nous sommes solidaires,
Tous unis contre le SIDA.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Toi qui a changé de trottoir
Devant l’ami contaminé,
Accroches le pour t’en donner
La force et retournes le voir.

Ce ruban rouge à ta poitrine
Ce sera ta légion d’honneur
Portes le, tu en sera digne,
Tu laissera parler ton cœur.

paroles de Jacques Bohly, mai 1994,
musique de Flavien Compagnon, mai 1994

13 ème Polypoésies de Limoges

Le 21 octobre 2016, à l’auditorium de la BFM de Limoges se tenait la soirée « Polypoésies », 13 ème édition, organisée par le Centre d’action poétique. Gilles LADES était le poète reçu cette année, avec, en première partie une heure de « scène ouverte aux poètes », ça s’est super bien passé, il y avait une quarantaine de spectateurs. En fait l’auditorium est une salle assez petite (100 places), mais c’est très chouette. Nous étions 10 pour la scène ouverte. tous les textes étaient beaux. 

J’ai beaucoup aimé les textes de Gilles Lades, pourtant j’étais assez peu sensible à la poésie non régulière.

Un grand merci pour Alain Lacouchie, l’organisateur et toutes celles et ceux qui ont participé à cette soirée et à son organisation. j’ai présenté 2 textes,

 

 

Danger d’amour

Avant on se mourrait d’amour
Aujourd’hui on en meurt tout court.
C’est beau, Juliette et Roméo
Faut pas qu’ça finisse à l’hosto !

refrain :
Conjugué sans préservatif,
Le verbe aimer est transmissif
Danger d’amour, laissez pas faire,
Danger d’amour, sortez couvert !

Tu crois que la trithérapie
à mis fin à l’épidémie
Fais attention car tu as tord,
D’aller flirter avec la Mort !

refrain.

Sur l’autoroute de l’enfer,
Tu pourras pas fair’ marche arrière,
Après l’péage, y pas d’sortie,
Le prix du ticket, c’est ta vie !

refrain.

Tu crois que t’es pas concerné ?
Attention, tu es en danger
Et pour les autres une menace,
Regardes donc les choses en face !

refrain.

T’es pas dans un jeu vidéo,
Ne joue pas la partie de trop !
Quand « Game Over » est affiché
C’est fini tu peux plus rejouer !

paroles de Jacques Bohly, mars 1994, octobre 2016,
musique de Flavien Compagnon, mars 1994

6ème République

*** texte en construction ***

Je suis convaincu de la nécessité du passage à ce qui sera la 6ème République. je pense qu’il faut que cela fasse l’objet d’un processus avec le maximum de participation citoyenne, donc avec une assemblée, et pas le nouveau Président qui sort de son chapeau la nouvelle constitution à plébisciter par retour. Non seulement une assemblée, mais un large débat dans tout le peuple.

j’ai des thèmes qui me tiennent à coeur :

une vision internationaliste globale

une justice, bien sûr rendue « au nom du peuple » mais donc controlée par le peuple.

une France  qui rayonne intellectuellement en étant à la pointe du débat d’idées et des changements dnas l’ordre du monde, et donc l’ouverture de l’accès à la nationalité Française.

etc …

Il y a URGENCE

Il y a URGENCE, c’est vrai, mais je ne parle pas de l’état d’urgence qui sévit acruellement. Mes états d’urgence sont pluriels, plus profonds et plus essentiels. Alors à l’approche de l’échéance de l’élection présidentielle, je me dis qu’il est grand temps d’intervenir, qu’il faut reprendre nos destins, reconstruire la conscience des citoyens pour qu’ils prennent enfin réellement le pouvoir.

Je veux aider à réveiller la conscience politique, aider à une réflexion collective sur les enjeux à l’échelle de la planète et de l’organisation du monde et utiliser l’élection pour enclencher réellement les modifications profondes indispensables. Je pense que c’est possible, et par conséquent que c’est nécessaire et donc impératif.

pour moi l’élection présidentielle n’es pas une fin en soi, l’enjeux est une assemblée constituante, qui, elle non plus n’est pas une fin en soi, mais seulement le débur d’une transformation complète de l’organisation du monde.

Rêverie

Quand l’étoile s’en va, aux portes du matin,
Irisé, irréel, apparaît un instant,
à la pointe du jour, un monde transparent,
Que la pleine lumière anéantit soudain.

Qu’il est doux de rêver, dans la lumière blême,
A sortir de son corps, s’en détacher enfin,
Être l’oiseau qui vole au loin, tout près des pins,
Être ce que l’on voit, mais n’être plus soi-même.

Voleter d’arbre en arbre, de caillou en caillou,
Être mouche qui passe, ou papillon lointain,
Et glisser sans fatigue au dessus du chemin
Qui comme un doux tapis s’étale à ses genoux.

Mais déjà les rayons perfides du soleil
Troublant ma rêverie, viennent y mettre fin,
Je vois finir mon rêve avec le clair matin
Qui dilue les couleurs et efface le ciel.

Février 1965,  juillet 2016

Le parfum du printemps (Sonnet)

Les froides nuits d’hiver se dissipent enfin,
La glace ayant cédé sous l’ardente lumière,
Après avoir tiré le nouveau cru de bière,
L’homme dit en riant « C’est le printemps qui vient » !

La douce odeur des fleurs et celle du chemin,
la fraîcheur du ruisseau et le houblon amer,
Venant se retrouver au fond de son grand verre,
Se mêlent et s’harmonisent en un charmant parfum.

Ce parfum de la vie qui revient au soleil,
C’est le parfum des prés et des bourgeons vermeils,
C’est le parfum de l’onde, le parfum des étangs.

Le parfum qui enivre et fait perdre la tête,
Qui donne à ce qu’on boit un petit air de fête,
C’est un parfum troublant, le parfum du printemps.

Février 1965

Ton front si doux

Déjà la nuit à pas de loup
Sous les coups de l’ardent soleil
Se retire au loin dans le ciel,
Et je pense à ton front si doux.

Déjà a chanté le coucou,
La nature embrumée s’éveille,
La lumière fait des merveilles,
Et je pense à ton front si doux.

Le soleil teinte les blés roux,
Les prés verts, l’horizon vermeil,
La perdrix chante à son réveil,
Et je pense à ton front si doux.

La cascade a son doux frou-frou
De l’eau qui saute et rebondit,
L’écume blanche me sourit,
Et je pense à ton front si doux.

L’herbage moelleux et si doux
Berce sans fin ma rêverie,
Le soleil met partout la vie,
Et je pense à ton front si doux.
décembre 1964,
je rêve    …    d’une fille    …    qui m’aimerai,     …    bien sûr

Mon parcours politique (le début)

J’entre en prépa au Lycée St Louis, ancré à gauche par mon milieu, par la façon dont j’ai vécu ma scolarité, je rencontre des militants de Lutte Ouvrière, et je vais militer avec eux pendant trois ans. Décidément peu adapté à la filière des grandes écoles ( je pense que aujourd’hui que j’aurais mieux fait de passer par la fac), je suis par trop déboussolé par labsence de cohérence des programmes, les profs des grandes écoles inscrivent au programme d’entrée tous les sujets qu’ils ne veulent pas avoir à traiter dans leurs cours. Lire la suite

Mon parcours politique (le retour)

Mon retour vers la politique débute en 2005 avec le référendum, je sens le frémissement, à la fois la conviction quil faut refuser ce traiter que les puissants et les médias semblent vouloir imposer à tout prix et le sentiment que les discussions spontannées qui jaillissent un peu partout sont beaucoup plus lucides et engagées que ce que rapportent les sondages. Et oui, j’avais raison, c’est le non qui l’emporte. C’est pour moi un signe que tout espoir n’est peut être pas perdu. Lire la suite