Attente.

Je l’ai vu dans tes yeux, cet éclat qui m’alarme
Comme un pas douloureux, sur le chemin des larmes
Ce besoin de tendresse où l’absence nous hante,
Et qui fait de nos nuits une trop longue attente.

Ces moments où la solitude
Est plus rude que d’habitude
Quand il nous manque, à en crever
Un souffle pour nous rassurer,

Ces instants sans sommeil se succédant en vain,
Et dont la litanie nous tiens jusqu’au matin.
Toujours recommencée, la triste sarabande,
Désirs inassouvis, inutiles demandes

La douce attente d’un baiser
D’un bras, juste pour s’y lover,
Et la caressante douceur,
D’un sentiment qui vient du cœur.

C’est un rêve qui passe et nous fait déchanter,
C’est un nouveau moyen pour mieux nous torturer
Que ce rappel soudain des doux enchantements
Dont nous sommes privés, et depuis si longtemps.

J’ai bien entendu tes matins,
Plus solitaires que les miens.
Pour un câlin, ni chien, ni chat,
Que peux-tu prendre dans tes bras ?

Décembre 2015.

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