Pourquoi j’ai quitté le PG

J’ai relaté ce qui m’avait amené à adhérer au PG dans l’article Les débuts.

Je suis resté au PG 4 ans, mais j’ai fini par le quitter. je vais essayer d’en donner les motifs. Les critiques que je vais exprimer ici ne sont pas des critiques « ad hominem » mais des citiques sur des modes de fonctionnement. il se trouve que cela concerne un comité, le comité PG 87, mais je suis certain que ce n’est que le reflet de situations courantes dans de nombreux comités.

Je parlerai donc de quelques démélées que certains jugeront anecdotiques, pour moi elle sont plutôt symptomatiques, la note finale étant le séminaire tenu hors de la vue des militant de base à propos des candidatures aux municipales, d’où il était, parait-il ressorti la décision de faire des fusions « techniques » – erreur funeste allant contre les principes – et qui s’est traduite, à Limoges, par annoncer la fusion de la liste Terre de Gauche avec la liste PS après avoir mené campagne contre le cumul des mandats, alors même que la victoire de notre liste était possible ! Et en prime, le Pg  87 y a perdu une part importante de ses effectifs (dont moi).

Je passe sur l’incident qui a fait suite à la création du groupe de transcription, et sur la suite de mes démélées, si vous voulez les détails. J’ai surtout trouvé un parti où la charte « Le parti que nous voulons » n’était pas appliquée, les textes soumis au CN devaient être soumis aux militants, mais la plupart du temps, ils arrivaient trop tard, alors tant pis pour les principes, c’est le règne du « temps court », celui de la dominance. Bien sûr le « membre important » qu’il soit du BN, du Secrétariat National, ou autre est persuadé que la démocratie interne n’est pas en cause, puisque il ou elle se sent légitime à …  sans s’apercevoir qu’il se sent légitime à décider à la place des autres. Et il ne faut jamais abandonner ses principes (rappel JLM :  » Si vous laissez pas vos principes à la porte du bureau de vote, ne vous étonnez pas de ne pas les retrouver en sortant » ou JLM citant Robespierre à propos de la mort des colonies que provoquerait l’abolition de l’esclavage : « Et bien que périssent les colonies plutôt qu’un principe » ).

Il y avait 2 règles de base, la parité et le non cumul, mais l’une servait à ne pas appliquer l’autre, et parfois réciproquement. D’où des petits fiefs, des conivences (le réseau des profs, celui des « anciens » qui se connaissent déjà), etc …. Mettre en premier la règle du non cumul aurait mis en défaut les comités qui n’auraient pas su former, suciter, soutenir une camarade (c’est le plus souvent la candidature féminine qui manque) pour qu’elle ose se lancer. Le parti aurait eut tout à y gagner en dynamisme, en militant et militantes capable d’assurer des tâches importantes, en capacité à faire face à un évènnement imprévu, en cohésion, etc … Et en motivation pour combler le trou rapidement. Accepter le cumul dans le temps est la facilité, et comme souvent la possibilité de glisser dans la dérive.

Impossible non plus de convaincre dela nécessité d’ouvrir le débat aux adhérents, de façon permanente, pas que à un ou deux délégués, et pas que le temps d’un week-end – en fait 2 fois 1 h par table de 10 ou 12, ce qui laisse, après le temps de parole de l’animateur de la table  entre 3 et 5 minutes chacun ! Et bien sûr chacun est invité à s’exprimer, ce qui est normal, mais tue systématiquement le débat !

Bien sûr j’ai pu créér un forum pour qu’il soit un lieux d’expression du débat, mais le niveau d’un comité départemental est totalement insuffisant pour que puisse s’engager une vraie discussion de fond sur des sujets « pointus » et des idées novatrices, qui, parce qu’elles sont novatrices ne vont interesser au départ que quelques personnes au niveau du pays. Et que c’est la découverte du débat entamé à quelques un qui va probablement inciter d’autres personnes à venir y prendre leur part.

C’est vrai et légitime que certaines personnes ne souhaitent pas utiliser internet, mais parce que certains n’aiment pas, voir y sont allergiques, il faudrait se passer de ce moyen pratique de communication. J’entends souvent dire que cela tuerait le contact, bien sûr que non, il ne s’agit pas de « tout » faire passer par internet et de remplacer par là tout ce qui pourrait être contact et échanges. Ce qui, à mon avis, tue bien plus que le contact, ce sont toutes ces conivences masquées, ces cotteries, ces pratiques faussement démoncratiques, par exemple un AG où on sait que 30 % des membres seulement viendront, où on donne à chacun 1 minute 30 pour s’exprimer, et où on considère (sans le dire) que ceux qui sont absents n’avaient qu’à venir ! J’ai autrefois claqué la porte du PC pour ces mêmes raisons, et je n’ai pas varié ni dans mes principes, ni dans mes convictions.

J’ai essayé, à de nombreuses reprise, de proposer mon aide, mes compétences, etc …  ici aussi on doit penser qu’un cerveau à une DLC ! entre ceux qui pensent que l’informatique n’est apparue qu’avec les tablettes et ceux qui prennnent les nouveaux venus comme des menaces pour leut petit pré-carré. Par contre, au congrès de Bordeaux et par la suite, j’ai commis un crime d lèze hiérarchie. Après avoir essayer de convaincer de faire du site qui avait servi à juste s’inscrire au congrès, j’avais suggéré d’en faire un site ouvert aux militants, pour débattre, s’interroger, approfondir, et préparer le prochain congrès toute l’année, j’ai envoyé un mail à chaque commité départemental ! Ah là là, on m’a accusé d’avoir « spammé » les boîtes mail – c’est à dire de les avoir noyées par des flots inninterrompus de messages  interminables (ils confondaient avec ce qu’ils recevaient à chaque fois qu’une discussion démarrait sur les mails de la liste des contacts chaque fois que quelqu’un envoyait une réponse par le « répondre à tous ». Mes messages était des messages envoyés un par un et j’avais envoyé un message par comité départemental !

a l’époque j’étais encore persuadé que le PG était un parti ouvert, où les militants pouvaient proposer des choses – tiens un autre souvenir me revient, c’est annecdotique mais révélateur – La consigne était de monter des actions spectaculaires autour de la nécéssité d’écrire une nouvelle constitution, le déroulement était préconisé par le national. Nous cherchions en plus une action à faire au niveau d la région Limousin, et me vient l’idée d’aller faire cet cette animation de trottoir à Tulle, sous les fenêtres de F. Hollande. La co-sec propose aux autres comités (creuse et corrèze) et les félicitations pleuvent sur elle (j’étais en copie des mails), elle a chaleureusement remercié, pas une seule fois elle n’a mentionné le fait que ce n’était pas elle qui avait eut cette idée. Je suis désolé, mais moi, ça me choque.

Le dernier épisode concernera les municipales de 2014, après les lamentables législatives de 2012 qui voit tous les cas de figure Avec telle formation ici, sans elle là, telle personalité qui rejoint le PS avec dans ses bagages des biens communs comme le nom « Front de Gauche », le logo, et que sais-je encore.

Toujours dans le même mode de fonctionnement, « les bien vus » au niveau national ont droit à un séminaire où se discute la stratégie pour les municipales, et la réunion de bureau qui suit me paraît catastrophique. On y parle de « fusion technique », les caciques du PG veulent obtenir des sièges dans les conseils municipaux PS qu’ils pourraient contribuer à sauver de la noyade, ou simplement quelques places d’éligible même en cas de défaite. Je suis persuadé que les électeurs n’entendront que le mot « fusion » et que cette stratégie va nous faire boire la tasse. Je suis bien sûr mis en minorité. Mais, sur le territoire de Limoges,  il  va manquer 4 500 voix par rapport au score réalisé en 2012 par Jean-Luc Mélenchon au 1er tour. Pour moi, les voix de JLM ne sont pas des votes « d’impulsion », ce sont des décisions réfléchies.Pas étonnant qu’elles fassent défaut. Et en gros, tout ça va faire une perte de l’ordre d’un militant sur 4 qui va claquer la porte.

Et dans cette transformation – dissolution : passage du PG, parti « creuset » aux « insoumis » « mouvement politique » du peuple, mouvement où certains ont une carte dans la poche et d’autres non, mouvement qui s’organise, un appel est-il lancé à l’attention de ceux qui ont claqué la porte sur des désaccords passés ? Les anciennes divergences seront-elles évoquées ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

impulsion » ce sont des voix d’électeurs qui votent avec leurs convictions, si ils ne sont pas là, c’est qu’ils ne sont pas d’accord !

 

 

 

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