Archives pour la catégorie poème

à ANNE-MARIE (sonnet)

Pour Anne-Marie Moulinier-Quillard, la femme de YOS,
en conclusion du spectacle « venez donc prendre un vers ».

C’est par elle que tout commence,
Elle a choisi les ingrédients,
Les a mélangés savament
Pour que l’on finisse à « Ma France »

 

Il lui fallut de la patience
Pour gérer les deux garnements
Qui vous saluent en ce moment.
Et puis de la persévérence !

 

Tantôt enjouée, ou mutine,Si la lumière est sa cuisine
Elle signe la mise en scène

 

Pour ce qui est de la recette,
C’est son grand chapeau qui vous guètte,
En espérant quelques mécènes.

Octobre 2017.

 

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Météo Danger

Avis de coup d’ vent
Sur les sentiments,
Météo danger,
Sur le verbe aimer

refrain (choeurs) :           Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts

Risque d’avalanches
Sur vos nuits trop blanches
Risque d’éboul’ment,
Sur votre présent.

Refrain

Alerte à la bombe
Alerte à la tombe
Risque d’éruption
Dans vos relations,

Refrain

Tremlement de terre
Angoisse de mère
Risque de rupture
Dans votre futur

Refrain

Solidarite
Amour en danger,
Cherche volontaires
Pour ne pas se taire.

Refrain

Coda :      Pas de la peur qui paralyse,
Pas de psychos’, de l’analyse,
Proteger l’amour, simplement,
Proteger l’amour, tendrement,
En évitant

Le prix du sang !

sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts ..
sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts

Avril 1994

Nina

Les gens disaient ; « faire un enfant
Quand on est encor étudiant,
ça ressemle à de la folie,
Prends le temps de vivre ta vie ! »

refrain :  

 Tes grands yeux qui cherchent les miens,
Ta main qui s’agrippe à mon doigt,
Ta douceur blottie contre moi,
Et déjà, tu souris si bien


                  Nina … … Oh Nina,

                  Mon amour, ma joie.

            version féminine                                                      version masculine 
Quand j’ai dit à l’homme que j’aime :                     Quand ta mère m’a dit « Je t’aime,
Je voudrais un enfant de toi »,                                 Je voudrais un enfant de toi »,
Il t’a aimée à l’instant même,                                   Je t’ai aimée à l’instant même,
Bientôt, tu lui diras « Papa » !                                 Bientôt, tu me diras « Papa » !

        refrain

Si je ne sais pas aujourd’hui
Ce que sera pour toi la vie,
Pour nous tu resteras toujours
Notre joli duo d’amour.

          refrain

Le force d’affronter le monde
De faire face à l’avenir
Nous vient de cette joie profonde
Que nous puisons dans ton sourire.

          Oh Nina,

                    Nina !

Avril 1994

I call for love.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

When my days are too sad,
And my nights are too bad,
When the blues comes in me,
To danse I need somebody.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

When it rains in my mood,
I want just to feel good,
I want just, to be warm :
The circle of your arm

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

But I’m sure, that from above
On a so wonderfull day
Your way will cross my way,
And we begin the time of love.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love

Coda : Oh, I miss you.

Mai 1994

Halloween.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

I remember this one dark night,
It’s when you kissed me, I’m sure
That you made me your creature
To seventh heaven, take the flight !

Refrain : Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

On your spiderweb, I got stuck,
My firecraker, you lit up,
Like tow bats, we flew to the top,
To seventh heaven, never stop !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

You gave me a broom in the dark,
You made me the witch of your night,
Against your spell, I cannot fight,
To seventh heaven, now we start !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

After waking, it’s very strange
After waking, it’s my revenge
At this time, you look like a ghost,
At this time, you are just a ghost,

Octobre 1994

23 août

Journée internationale de la mémoire de la traite négrière.

Avez-vous contemplé à Bordeaux ou à Nantes,
Dans tous les beaux quartiers situés près de l’eau

Les signes de fortune extraite des bateaux,
Ces dentelles de fer, arabesques charmantes
Mais où le vent marin hurle son épouvante
Aux balcons ouvragés que l’on trouve si beaux.

Il fallait s’afficher, montrer l’or amassé,
Dans votre aveuglement, c’est bien votre arrogance
Qui vous a fait choisir, en signe d’opulence
Ce symbole maudit de votre indignité !
Ces fers vous avaient-ils servis à arrimer
Vos tristes cargaisons de pleurs et de souffrances !

Et pendant ce temps là, vous aviez proclamé
« Les hommes naissent libres et tous, égaux en droits ! »
« Quoi, libres ? » Disiez-vous, ?« Tous ? Oui, mais pas ceux-là ! »
Ni ceux venus d’ailleurs, ni les déshérités.
Vous avez ajouté, plus tard, « Fraternité »
Mais les femmes non plus, pour vous, ne comptaient pas !

Un seul s’était dressé, face à vous, inflexible,
Il avait fustigé tout haut l’hypocrisie
Dont vous aviez usé dans cette parodie
Oui, c’était Robespierre, c’était l’incorruptible
Parlant au nom du Peuple et du droit intangible
Celui que vous couvrez, depuis, de calomnies.

Vos mots n’étaient-ils donc que slogan de façade ?
Des mots jetés en l’air ? Lancés sans y penser ?
Ou plutôt, je le crois, des mots pour mieux tromper.
Votre belle devise est une mascarade !
A tous les délaissés, tous les « restés en rade »
Il serait temps, enfin, quelle soit appliquée.

Et il faudrait en plus que tous soient résignés
Que pas un ne proteste ou se plaigne tout haut
Quand vous nous imposez vos dogmes libéraux !
De quelle déchéance vouliez-vous donc parler
A ces gens, trop souvent, à peine tolérés ?
C’est leurs fers que je vois aux balcons près de l’eau !

Août, septembre 2017

Une vie de Bohémien (sonnet)

J’aurais aimé suivre Molière
Dans sa troupe de comédien,
Et ses décors de quelques riens
Passer de l’ombre à la lumière.

Le long des chemins de la terre
Vivre la vie des bohémiens,
Sans jmais penser à demain,
Comme les fils de la Chimère

Autour du feu, quand viens le soir,
Quand la guitare broie du noir
Se serrer pour se tenir chaud.

En regardant danser les flammes,
Espérer en des temps nouveau,
En rêver, à s’en fendre l’âme !

L’ordre des mots – version courte

version courte écrite en avril 2017 à partir de la version longue,
écrite en novembre 2014,
puis retravaillée en février 2015, novembre 2015, août 2016, mars 2017.

Au fronton de nos édifices,
Nos grands anciens ont fait graver
Trois mots simples, sans artifice,
Et au monde, ils les ont légués.
Ces trois mots, vous les connaissez
En premier, il y a « Liberté »

Un mot très fort, mais trop souvent
Victime de détournements
Lorsque « Liberté d’entreprendre »
Signifie « pas de compte à rendre »
« Égalité » est le deuxième,
Pour lui, c’est du pareil au même !

Lorsque les nantis, les notables,
Repus au sortir de la table,
Voudraient payer le même écot
Que ceux au pain sec et à l’eau.
Le troisième n’est pas en faveur,
Pourtant, ce mot là vient du cœur.

Il parle de comportement,
De fratrie, et de sentiment,
Il n’est presque jamais cité,
Oui, le dernier, fraternité.
Suffirait-il de modifier
L’ordre des mots pour tout changer ?

Je vous propose d’essayer :
Regardez comme « Égalité »
Après « Fraternité » dévient
De chacun, selon ses moyens
à chacun selon ses besoins
C’est ça, la solidarité !

L’ordre des mots « Fraternité »
« Égalité » puis « Liberté »
Empêcherait qu’on envisage
De jouir seul d’un bien si précieux
Tant qu’il existe sous les cieux
Quelqu’un réduit en esclavage !

Aujourd’hui, c’est plus que la France
Qu’il nous appartient de sauver.
Les prédateurs de la finance
Ont mis la planète en danger !
Les mots gravés vont nous aider,
Mais n’oublions pas le dernier !

De nos ancêtres, soyons fiers,
Ils ont fait des Révolutions,
Poursuivons le travail d’hier,
Écrivons la constitution
Que leurs mots vont nous inspirer,
Et surtout, surtout, le dernier !

De Jaurès et de Robespierre,
Il faut reprendre les flambeaux
Le moyen de sauver la terre :
Réaliser leurs idéaux.
Et tout d’abord, pour commencer,
Mettre en premier, «Fraternité» !

retrouvez la version longue

Ballade de l’âge du fer.

Avez-vous contemplé, à Nantes ou à Bordeaux,
Ces dentelles de fer, qui se voudraient charmantes,
Signes de la fortunes extraite des bateaux.
Mais où le vent marin pousse un cri d’épouvante.
Ces fers, dont vous orniez vos façade pédantes
Avaient déjà servis, ils avaient enchaînés
Au fond de vos navires, des hordes apeurées.
Votre commerce était la honte de la France !
Eux, pertes ou profits, esclaves ou noyés,
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Oui mais, à Champagney, ce n’était qu’un hameau,
Tout petit village d’une contré charmante,
Un petit coin blotti, entouré de coteaux,
Où l’on vit apparaître une idée surprenante.
Ce presque nulle part, cette idée bouleversante,
Des hommes seraient noirs ? cela est certifié ?
Et pour cette raison, privés d’humanité ?
« Car nous sommes semblables, » telle est la doléance,
Que ces humbles sujets mirent dans leur cahier !
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Leur pêché était-il la couleur de leur peau ?
Leur langage inouï ? Leur musique obsédante ?
Ou bien leur nudité, malgré les oripeaux
Dont vous leur fabriquiez une tenue décente ?
Moi, c’est votre impudeur que je trouve indécente.
Jamais leur volonté n’accepta de plier
Quand arriva de France, enfin, la Liberté
Se ruèrent partout, porter la délivrance !
Ne prenant même pas le temps de savourer !
Et vous avez osé parler de déchéance ?

Faux Roi, nantis, puissants, vous n’allez rien laisser
Qu’à la grandeurs des humbles, on puisse comparer,
Ils ont fait la Nation, nous leur devons la France.
Ils n’avaient que leur vie, mais n’ont pas hésité,
Quant à vous, dégagez, flétris pour déchéance !

mars 2017.

Une vie de bohémien (sonnet).

J’aurais aimé suivre Molière
Faire l’apprenti comédien,
Me costumer en spadassins,
Me grimer en vieille rombière.

Dans un décor de quelques riens
Passer de l’ombre à la lumière.
Le long des chemins de la terre
Vivre une vie de bohémien.

Autour du feu, quand viens le soir,
Quand la guitare broie du noir
Se serrer pour se tenir chaud.

En regardant danser les flammes,
Espérer en des temps nouveau,
En rêver, à s’en fendre l’âme !

mars, avril 2017.