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Et Lucy aussi

sur l’air de « Félicie aussi »

C’est au fond de l’Afrique australe

Qu’elle était née, la p’tite Lucy

Comme a bouffer, y’avait que dalle,

Ils sont r’monté vers l’Éthiopie

Et là-bas se sont rapprochés

D’un groupe de déracinés.

Les nanas étaient prognathes

Ell’s avaient du poil aux pattes

Et Lucy, aussi

Elles étaient toujours à poil,

Mais c’étaient des poils téfals,

Et Lucy aussi

D’ailleurs, c’est l’origine des sans-papiers, elles n’en avaient pas besoin, puisqu’elles avaient des poils téfal, les poils qui n’attachent vraiment pas !

(le couplet suivant ne rime pas, mais c’est pour les amateurs de peintures rupestres, et c’était quand même pas la Joconde)

Ell’ montraient l’origine du monde

Surtout quand ell’ se courbaient!

Et Lucy, aussi

Le groupe était interlope,

Y’avait un pithécantrope,

Et Lucy,         aussi !

Faut dire que le pithécanthrope,

Il était grand et puis beau gosse

Elles voulaient toutes qu’il les chope

La concurrence était féroce

Pithéc, Elle l’avaient appelé,

C’était plus facile à crier !

Alors le pithécanthrope,

Elles le mâtaient, les s…

Et Lucy, Aussi!

A force de le mâter,

Tout’ voulaient se le taper

Et Lucy, Aussi!

Entre ell’ c’était «prises de bec»

Ell’ courraient après Pithec

Et Lucy Aussi!

À quat’ patt’ elles courraient,

Mais ça les handicapait

Et Lucy           Aussi !

C’est ce qui lui donna l’idée

Sur deux pattes, de se redresser !

Courir plus vite, ça avantage,

Et elle montrait ses avantages.

L’stratagème était réussi

Car le Pithec était conquis,

C’est pour ça que ses Coppens

Qui rigolaient quand y s’ pincent

L’on baptisé aussi sec

L’Australe au Pithec!

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L’air du néandertalien (version courte)

2ème couplet de l’air du Brésilien

(1ère note = dernière de la p47 jusqu’à fin de l’air du Brésilient, 2ème mesure page 52)

J’suis néandertalien, j’ai d’l’os,

Comm’ tous les mecs, je m’appelle Pierre,

C’est pour ça qu’on dit « L’âge de Pierre »,

Faut pas nous prendr’ pour des boloss !

Break :

J’suis néandertalien, j’ai d’l’os,

C’est ce qui reste d’ Abondance,

Je tomb’sur vous, j’ai de la chance

On va se partager ses os!

Hourra ! Hourra ! Hourra !

Je viens de débarquer,

Aiguisez vos dentiers les potes !

Hourra ! Hourra ! Hourra !

J’apporte à vos quenottes

Son tas de nonos à ronger.

Son sac est plein,

Prenez, prenez !

Y’a des tibias, des clavicules,

Des fémurs et des mandibules,

Dites-moi ce que vous aimez !

Y en a des gros et des p’ti -i i,

Avec d’la moelle épinère,

Allez, venez mes peti – i – i!

Ne faitent pas de manière,

Mettez-vous ça sous la dent,

Pas besoin qu’elle soit dure,

Je l’ai tuée y a pas longtemps,

Je vous le ju- u-re !

Mettez-vous ça sous la dent,

Mettez-vous ça sous la dent,

Venez, venez, venez, ve-e-nez !

L’air du Néanderthalien

De l’opérette « La vie des cavernes » de Pierre Offenbach, enfin presque.

J’suis néanderthalien, j’ai d’l’os,

Et j’arrive de l’âge de pierre,

Et me voici à La Jonchère,

Je suis venu faire la noce !

Deux fois je suis venu déjà,

J’avais des os plein ma besace,

Des gros, avec d’la moelle grasse,

Combien a duré tout cela ?

Le temps d’avoir deux cents amis

Et d’aimer quatre ou cinq maîtresses

Six mois de galantes ivresses,

Six mois ! Et puis plus rien, fini !

En six mois on a tout croqué

Et puis vers mon Néolithique,

Je suis repartis famélique,

J’avais plus rien, j’étais ruiné !

Mais je brûlais de revenir

Là-bas parmi les bêtes sauvages

Je me répêtais avec rage

Une autre fortune ou mourir !

Je ne suis pas mort, j’ai gagné

Contre ces horibles bestioles

Et je viens pour que l’on me voles

Tout ce que je leur ai volé !

Tout ce que je leur ai volé !

Tout ce que je leur ai volé !…… Ah ……

J’suis néanderthalien, j’ai d’l’os,

Et j’arrive de l’âge de pierre,

Et me voici à La Jonchère,

Je suis venu faire la noce !

J’suis néanderthalien, j’ai d’l’os,

Et j’arrive de l’âge de pierre,

Amis, amis, amis

Amis je vous reviens encore !

Hourra ! Hourra ! Hourra !

Je viens de débarquer,

Ajustez vos dentiers les potes !

Hourra ! Hourra ! Hourra !

J’apporte à vos quenottes

Des tas de nonos à ronger.

Mon sac est plein,

Prenez, prenez !

J’ai des tibias, des clavicules,

Des fémurs et des mandibules,

Dites-moi ce que vous aimez !

J’en ai des gros et des p’ti i is,

Avec d’la moelle épinère,

Allez, venez mes peti – i – its!

Ne faitent pas de manière,

Mettez-vous ça sous la dent,

c’est frais, ça vient d’ ma tanière,

J’les ai tué y a pas longtemps,

Je vous le ju- u-re !

Mettez-vous ça sous la dent,

Mettez-vous ça sous la dent,

Venez, vene

Météo Danger

Avis de coup d’ vent
Sur les sentiments,
Météo danger,
Sur le verbe aimer

refrain (choeurs) :           Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts

Risque d’avalanches
Sur vos nuits trop blanches
Risque d’éboul’ment,
Sur votre présent.

Refrain

Alerte à la bombe
Alerte à la tombe
Risque d’éruption
Dans vos relations,

Refrain

Tremlement de terre
Angoisse de mère
Risque de rupture
Dans votre futur

Refrain

Solidarite
Amour en danger,
Cherche volontaires
Pour ne pas se taire.

Refrain

Coda :      Pas de la peur qui paralyse,
Pas de psychos’, de l’analyse,
Proteger l’amour, simplement,
Proteger l’amour, tendrement,
En évitant

Le prix du sang !

sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts ..
sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts

Avril 1994

Nina

Les gens disaient ; « faire un enfant
Quand on est encor étudiant,
ça ressemle à de la folie,
Prends le temps de vivre ta vie ! »

refrain :  

 Tes grands yeux qui cherchent les miens,
Ta main qui s’agrippe à mon doigt,
Ta douceur blottie contre moi,
Et déjà, tu souris si bien


                  Nina … … Oh Nina,

                  Mon amour, ma joie.

            version féminine                                                      version masculine 
Quand j’ai dit à l’homme que j’aime :                     Quand ta mère m’a dit « Je t’aime,
Je voudrais un enfant de toi »,                                 Je voudrais un enfant de toi »,
Il t’a aimée à l’instant même,                                   Je t’ai aimée à l’instant même,
Bientôt, tu lui diras « Papa » !                                 Bientôt, tu me diras « Papa » !

        refrain

Si je ne sais pas aujourd’hui
Ce que sera pour toi la vie,
Pour nous tu resteras toujours
Notre joli duo d’amour.

          refrain

Le force d’affronter le monde
De faire face à l’avenir
Nous vient de cette joie profonde
Que nous puisons dans ton sourire.

          Oh Nina,

                    Nina !

Avril 1994

I call for love.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

When my days are too sad,
And my nights are too bad,
When the blues comes in me,
To danse I need somebody.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

When it rains in my mood,
I want just to feel good,
I want just, to be warm :
The circle of your arm

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

But I’m sure, that from above
On a so wonderfull day
Your way will cross my way,
And we begin the time of love.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love

Coda : Oh, I miss you.

Mai 1994

Halloween.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

I remember this one dark night,
It’s when you kissed me, I’m sure
That you made me your creature
To seventh heaven, take the flight !

Refrain : Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

On your spiderweb, I got stuck,
My firecraker, you lit up,
Like tow bats, we flew to the top,
To seventh heaven, never stop !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

You gave me a broom in the dark,
You made me the witch of your night,
Against your spell, I cannot fight,
To seventh heaven, now we start !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

After waking, it’s very strange
After waking, it’s my revenge
At this time, you look like a ghost,
At this time, you are just a ghost,

Octobre 1994

Décadence infernale.

Passé le solstice d’hiver
Est-ce qu’on ira vers la lumière ?
Y aura-t-il encor un printemps ?
Où sombrons nous vers le néant ?

Le temps nous fuit, le temps s’en va,
Le temps s’effrite entre nos doigts,
Ils nous ont volé la durée,
C’est l’obsolescence programmée.

Refrain :     Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Ils ont mis le monde au pillage,
Comme des Vikings un village,
Et de déchets en déchéance
Mis le monde en désespérance.

Après l’amour, c’est l’amitié,
Qu’ils aimeraient voir tarifée
Sur les réseaux qu’on dit sociaux,
Mais c’est virtuel, rien que des mots.

Refrain :         Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Coda :
Il est urgent que l’on arrête
Cette décadence infernale
Il faut repenser la planète
Mais dans l’intérêt général !
Alors vous les politiciens
Les profiteurs, les bons à riens
A qui l’on doit ce dépotoir,
Dégagez ! On veut plus vous voir !

Décembre 2015.

Le radeau, d’accord

Pastiche de « Les copains d’abord » de Georges Brassens, écrit pour « Le Radeau actif », le café associatif de La Jonchère Saint Maurice, en Haute Vienne.

Oui ça s’appelle le radeau,
Je ne vous mèn’ pas en bateau,
C’est un café associatif,
Le radeau actif.
On peut s’y inscrire pour l’année,
Ou simplement pour la soirée,
Il y a toujours des trucs à faire
Quand il est ouvert.

C’est à La Jonchère Saint Maurice,
Mais n’vous mettez pas au supplice,
Car ici, sachez-le très chère,
On dit La Jonchère.
Amarré près de la Mairie,
Ne ratez pas ses vendredis
Allez, ne restez pas dehors
Bienvenue à bord !

Il y a des séances de ciné
Où après on peut discuter
De ce qu’on a vu sur l’écran,
Et c’est épatant.
Y a toujours des trucs à manger,
Qu’on apporte pour partager,
Et puis il y toujours à boire,
Du coté du bar.

Il y a mêm’ des ateliers,
Où on apprends à fabriquer,
Ses propres crèm’ et ses onguents,
Et c’est passionnant.
Y a mêm’ de la philosophie,
C’est le samedi après midi
Ne croyez pas qu’ ce soit futile,
Ni qu’ c’est inutile.

Il y a aussi les concerts
Et parfois, il faut qu’on se serre
Tellement il y a de spectateurs,
Ne ratez pas l’heure.
On a de très bons musiciens,
Qui vienn’ de loin ou en voisin
Quand ils fond le déplacement
On est très contents.

Le dernier vendredi du mois
Y a scène ouverte et croyez-moi
C’est le jour d’monter sur les planches
Pour ceux que ça branche.
On vient pas pour jouer les vedettes
Même si parfois on se la pète,
Ce qu’on aime, c’est tout simplement
Les applaudissements.

Couplet bouche fermée façon trompette bouchée :
Oui ça s’appelle le radeau,
Je ne vous mèn’ pas en bateau,
C’est un café associatif,
Le radeau actif.
On peut s’y inscrire pour l’année,
Ou simplement pour la soirée,
Il y a toujours des trucs à faire
Quand il est ouvert.

Ses créateurs, ses créatrices,
Animateurs, animatrices,
Nous on fait un très beau cadeau,
On leur dit bravo.
Et ses voyages imaginaires,
C’est comme une sortie en mer,
On se retrouve tous à bord,
Le radeau, d’accord !

Décembre 2014

Tu es partie un soir.

Entre mes dents qui se resserrent,
La vie a comme un goût de cendre,
Le printemps ressemble à l’hiver
Mon cœur est toujours en décembre.

Refrain :           Tu rêvais d’un bateau et d’une île au soleil
Tu disais que l’amour, c’est pas toujours pareil
Tu es parti un soir comme on fuit la prison
Tu es parti un soir, emportant mes saisons.

Je n’ai pas su te retenir,
Tu n’a pas pu m’appartenir.
Aujourd’hui, il ne reste en moi
Qu’un peu de l’écho de ta voix.

Refrain

Le cœur gonflé de solitude,
Engluée dans mes habitudes
Je cherche à retrouver tes pas
Je cherche une trace de toi.

Refrain

Tu m’as caché le bleu du ciel
Et tu m’as privée de soleil
Pour les emporter dans ton île,
Et depuis, je suis en exil.

Mai 1994.