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Décadence infernale.

Passé le solstice d’hiver
Est-ce qu’on ira vers la lumière ?
Y aura-t-il encor un printemps ?
Où sombrons nous vers le néant ?

Le temps nous fuit, le temps s’en va,
Le temps s’effrite entre nos doigts,
Ils nous ont volé la durée,
C’est l’obsolescence programmée.

Refrain :     Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Ils ont mis le monde au pillage,
Comme des Vikings un village,
Et de déchets en déchéance
Mis le monde en désespérance.

Après l’amour, c’est l’amitié,
Qu’ils aimeraient voir tarifée
Sur les réseaux qu’on dit sociaux,
Mais c’est virtuel, rien que des mots.

Refrain :         Toujours plus vite, toujours plus fort,
Toujours bouffer, encor, encor,
Et gaspiller plus d’énergie,
Va-t-on crever de boulimie ?

Coda :
Il est urgent que l’on arrête
Cette décadence infernale
Il faut repenser la planète
Mais dans l’intérêt général !
Alors vous les politiciens
Les profiteurs, les bons à riens
A qui l’on doit ce dépotoir,
Dégagez ! On veut plus vous voir !

Décembre 2015.

Le radeau, d’accord

Pastiche de « Les copains d’abord » de Georges Brassens, écrit pour « Le Radeau actif », le café associatif de La Jonchère Saint Maurice, en Haute Vienne.

Oui ça s’appelle le radeau,
Je ne vous mèn’ pas en bateau,
C’est un café associatif,
Le radeau actif.
On peut s’y inscrire pour l’année,
Ou simplement pour la soirée,
Il y a toujours des trucs à faire
Quand il est ouvert.

C’est à La Jonchère Saint Maurice,
Mais n’vous mettez pas au supplice,
Car ici, sachez-le très chère,
On dit La Jonchère.
Amarré près de la Mairie,
Ne ratez pas ses vendredis
Allez, ne restez pas dehors
Bienvenue à bord !

Il y a des séances de ciné
Où après on peut discuter
De ce qu’on a vu sur l’écran,
Et c’est épatant.
Y a toujours des trucs à manger,
Qu’on apporte pour partager,
Et puis il y toujours à boire,
Du coté du bar.

Il y a mêm’ des ateliers,
Où on apprends à fabriquer,
Ses propres crèm’ et ses onguents,
Et c’est passionnant.
Y a mêm’ de la philosophie,
C’est le samedi après midi
Ne croyez pas qu’ ce soit futile,
Ni qu’ c’est inutile.

Il y a aussi les concerts
Et parfois, il faut qu’on se serre
Tellement il y a de spectateurs,
Ne ratez pas l’heure.
On a de très bons musiciens,
Qui vienn’ de loin ou en voisin
Quand ils fond le déplacement
On est très contents.

Le dernier vendredi du mois
Y a scène ouverte et croyez-moi
C’est le jour d’monter sur les planches
Pour ceux que ça branche.
On vient pas pour jouer les vedettes
Même si parfois on se la pète,
Ce qu’on aime, c’est tout simplement
Les applaudissements.

Couplet bouche fermée façon trompette bouchée :
Oui ça s’appelle le radeau,
Je ne vous mèn’ pas en bateau,
C’est un café associatif,
Le radeau actif.
On peut s’y inscrire pour l’année,
Ou simplement pour la soirée,
Il y a toujours des trucs à faire
Quand il est ouvert.

Ses créateurs, ses créatrices,
Animateurs, animatrices,
Nous on fait un très beau cadeau,
On leur dit bravo.
Et ses voyages imaginaires,
C’est comme une sortie en mer,
On se retrouve tous à bord,
Le radeau, d’accord !

Décembre 2014

Tu es partie un soir.

Entre mes dents qui se resserrent,
La vie a comme un goût de cendre,
Le printemps ressemble à l’hiver
Mon cœur est toujours en décembre.

Refrain :           Tu rêvais d’un bateau et d’une île au soleil
Tu disais que l’amour, c’est pas toujours pareil
Tu es parti un soir comme on fuit la prison
Tu es parti un soir, emportant mes saisons.

Je n’ai pas su te retenir,
Tu n’a pas pu m’appartenir.
Aujourd’hui, il ne reste en moi
Qu’un peu de l’écho de ta voix.

Refrain

Le cœur gonflé de solitude,
Engluée dans mes habitudes
Je cherche à retrouver tes pas
Je cherche une trace de toi.

Refrain

Tu m’as caché le bleu du ciel
Et tu m’as privée de soleil
Pour les emporter dans ton île,
Et depuis, je suis en exil.

Mai 1994.

Ton cinéma.

Le cœur en bandoulière,
L’amour entre les dents,
Cachée dans la lumière
Tu choisi tes amants,
Dans les boîtes de nuit,
Tu t’organise des safaris.

Refrain : Et tu te mets du rouge et tu te mets du bleu,
Et tu mets ton rimmel, c’est de la poudre aux yeux,
Et tu te fais amour image, amour mirage,
Toi ton truc, c’est certain, c’est pas le mariage !

Toi, ton restau du cœur
Il est toujours ouvert,
Tu donnes avec chaleur
Le gîte et le couvert,
Tu leur offre tes nuits
Et puis tu les oublie !

Refrain.

Tu leur joues scénario,
Casting et vidéo,
Tu leur joues grand écran
Tu les veux pour amant !
Tu leur joues féerique
Pour les mettre à ton générique.

Refrain.

Cinéma permanent,
La bal de tes amants,
Atmosphère ! Atmosphère !
Tes amours éphémères.

Tu lui dis « t’as d’beaux yeux »
Et çà y est, il tombe amoureux !

Avril 1994.

Un instant d’amour

Sans le savoir, je te cherchais
Ton regard a croisé mon chemin,
Ton sourire a dessiné aussi le mien,
Le bonheur, tout à coup, a surgit,
Quand tes yeux, dans mes yeux, ont dit oui.
J’ai senti que le temps s’arrêtait.

Un instant d’amour,
Beau comme un poème,
Un instant d’amour
Pour se dire je t’aime.

Premier baiser, le cœur tremblant
Première nuit, savoir comment.
Si dans l’éclat de tes yeux,
Je cherche nos lendemains,
C’est pour ton rire amoureux
Et la douceur de ta main.

Un instant d’amour,
Beau comme un poème,
Un instant d’amour
Pour se dire je t’aime.

Et nos deux corps enlacés
Garderont l’éternité …

De cet instant…

paroles de Jacques Bohly, mars 1994,
musique de Flavien Compagnon, mars 1994

Le ruban rouge (1994)

Un bout de tissus épinglé
Avait conduit jusqu’au bourreau,
Aujourd’hui un ruban croisé
A brisé les murs d’un ghetto.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Toi qui te raccroches à la vie,
Si tu te sens abandonné,
Tu pourras savoir que celui
Qui le porte est à tes cotés.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Si on te prive de travail,
Ou si on te jette à la rue,
Nous tisserons une muraille
De rubans pour qu’ils n’osent plus.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Les médecins, les infirmières,
Ceux qui luttent dans ce combat,
Verront que nous sommes solidaires,
Tous unis contre le SIDA.

Ce ruban rouge à nos poitrines,
Ce n’est pas la légion d’honneur,
Mais nous le portons comme un signe
De ralliement du coté cœur.

Toi qui a changé de trottoir
Devant l’ami contaminé,
Accroches le pour t’en donner
La force et retournes le voir.

Ce ruban rouge à ta poitrine
Ce sera ta légion d’honneur
Portes le, tu en sera digne,
Tu laissera parler ton cœur.

paroles de Jacques Bohly, mai 1994,
musique de Flavien Compagnon, mai 1994

Danger d’amour

Avant on se mourrait d’amour
Aujourd’hui on en meurt tout court.
C’est beau, Juliette et Roméo
Faut pas qu’ça finisse à l’hosto !

refrain :
Conjugué sans préservatif,
Le verbe aimer est transmissif
Danger d’amour, laissez pas faire,
Danger d’amour, sortez couvert !

Tu crois que la trithérapie
à mis fin à l’épidémie
Fais attention car tu as tord,
D’aller flirter avec la Mort !

refrain.

Sur l’autoroute de l’enfer,
Tu pourras pas fair’ marche arrière,
Après l’péage, y pas d’sortie,
Le prix du ticket, c’est ta vie !

refrain.

Tu crois que t’es pas concerné ?
Attention, tu es en danger
Et pour les autres une menace,
Regardes donc les choses en face !

refrain.

T’es pas dans un jeu vidéo,
Ne joue pas la partie de trop !
Quand « Game Over » est affiché
C’est fini tu peux plus rejouer !

paroles de Jacques Bohly, mars 1994, octobre 2016,
musique de Flavien Compagnon, mars 1994