Rêverie

Quand l’étoile s’en va, aux portes du matin,
Irisé, irréel, apparaît un instant,
à la pointe du jour, un monde transparent,
Que la pleine lumière anéantit soudain.

Qu’il est doux de rêver, dans la lumière blême,
A sortir de son corps, s’en détacher enfin,
Être l’oiseau qui vole au loin, tout près des pins,
Être ce que l’on voit, mais n’être plus soi-même.

Voleter d’arbre en arbre, de caillou en caillou,
Être mouche qui passe, ou papillon lointain,
Et glisser sans fatigue au dessus du chemin
Qui comme un doux tapis s’étale à ses genoux.

Mais déjà les rayons perfides du soleil
Troublant ma rêverie, viennent y mettre fin,
Je vois finir mon rêve avec le clair matin
Qui dilue les couleurs et efface le ciel.

Février 1965,  juillet 2016

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