La vengeance (I).

Scènette écrite et jouée pour une conférence du chirurgien qui m’a opéré pour mon obésité.

À la fin de la séance de questions-réponses avec les futurs opérés, Le Doc veut passer la parole aux anciens, une protestation s’élève …..c’est quelqu’un qui a un petit paquet cadeau posé devant lui.

Excusez-moi, Docteur, mais avant que vous ne passiez la parole aux anciens, Il y a des problèmes dont moi, je voudrais vous parler. Je vois bien que vous auriez préféré éviter de me passer la parole, mais c’est vous qui avez dit qu’ici on pouvait tout se dire, qu’on pouvait poser toutes les questions, même, et surtout, les questions qui fâchent, et bien, oui, moi Docteur, j’ai des reproches à vous faire, Bon rassurez-vous Docteur, ce n’est pas si grave que ça, disons que c’est plus gênant que grave, mais quand même … Et puis rassurez-vous, ça ne va prendre trop de temps, juste une minute … ou deux ….. vous savez … vos minutes de salle d’attente ….. Et bien OUI, la vengeance du patient qui s’impatiente, il fallait bien que ça arrive un jour, …. et bien ça y est Docteur, c’est maintenant ….

Bon, mais sérieusement, et là je dis pas ça pour rigoler, j’ai deux choses à vous reprocher ! Rassurez-vous, je vous ai pardonné, d’ailleurs je vous ai apporté un petit cadeau, mais puisqu’on vient ici pour tout se dire, je vais vous les faire, mes reproches, avant de vous le donner, votre petit cadeau.

Tout à l’heure vous nous avez dit que lorsque vous aviez publié vos premiers résultats, des gens vous avaient traité de menteur, et bien excusez-moi, Docteur, mais je l’affirme, moi aussi, vous m’avez mentit ! Docteur, à l’une de mes premières visite, vous m’avez dit : « il y a un groupe de Théâtre, il faut y aller, c’est obligatoire ! ». Et bien, je me suis renseigné, c’était pas vrai ! C’était pas obligatoire. Vous m’avez mentit, Vous avez trahit votre serment ! Et moi, je l’ai relu, le serment d’hypocrite, un médecin, il n’a pas le droit de mentir à son patient ! … Hein ? Qu’est-ce que vous dites ? D’Hippocrate ? … Oh, Hé, vous allez pas chipoter, Docteur. Hein ? Au moindre reproche, tout de suite vous jouez sur les mots, vous essayez de noyer le poisson, et après, vous allez peut être vouloir lever, les filets, avec vot’ bistouri, tant qu’vous y etes ? Non, non, non, ça n’marche pas, parce que c’est pas tout!

Il y a plus grave ! C’est que j’y ai été, moi, dans vot’ traquenard, hein, vot’ soit disant group’ de théâtre, j’y ai été !

Oh là là, que des nanas, j’me sentais pas en sécurité, j’ai eut peur, j’me suis dit quelles allaient se jeter sur moi. Bon c’est vrai qu’à l’époque, elles auraient rebondi … Dites donc, Docteur, vous vous prendriez pas un peu pour un metteur en scène, ou un auteur de théâtre?Hein, je vois que ça vous branche, les intrigues, et les rebondissements, ….

(à la salle) Quand je suis entré, la meneuse, une rousse, flamboyante, mais alors … j’vous dit qu’ça ! Elle a dit un truc du genre « j’espère que celui-là il est pas trop bouché », mais moi j’ai cru qu’elle avait dit « celui-là j’vais en faire qu’une bouchée » Et puis les autres, elle me r’gardaient ! On aurait cru quelles y voyaient jamais un homme, dans leur troupe ! Ça aussi, c’est de votre faute, Docteur, c’est parce que moi, je vous avait fait confiance, j’y ai été franco, je me suis pas méfié ! Les autres hommes, y ont été plus malins qu’moi, y s’sont méfiés, y ont r’gardé d’abord, par le trou d’la serrure, et pi, quand y ont vu les furies, y ont fait demi-tour, et là plus question de se plaindre, les « j’arrive pas à marcher », « je peux plus aller vite », « j’ai les jambes lourdes », tout ça, plus questions, y ont pris leurs jambes à leur cou, et y sont partis vite fait, si leurs kinés les auraient vus passer, y auraient traité leurs yeux d’menteurs, ils les auraient pas crus ! Ah ça oui, j’vous en veux, pasque moi, jy ai été, et pi j’ai été contaminé, je sais pas par laquelle, mais la rousse, là, vous savez, vot’ complice, je la soupçonne, j’crois bien qu’c’est ell’ qui m’la r’filé, le virus !

Bon assez parlé de moi, parlons de vous, Docteur :

«  Comment vous m’aviez trouvé, dans la scène du Tribunal ? »

Aaaaaaaah ! Vous voyez bien que c’est la maladie du comédien que j’ai attrapé. Et bien où est-ce que j’aurais pu attraper ça, à part dans votre groupe de théâtre ? Hein Docteur, Où est-ce qu’on répétaient ? A la clinique, dans votre service, Et où est-ce qu’on les jouaient, les scènes ? Ici, pendant vos conférences ! Alors, excusez-moi, mais une maladie due à un virus qu’on a attrapé quand on était hospitalisé dans votre service, vous ne pouvez pas le nier ! C’est une maladie nosocomiale ! Donc c’est vous qui êtes responsable !

Bon, mais j’ai fini par vous pardonner, d’ailleurs, je vais vous le donner, votre petit cadeau.

Il descends les gradins, assez vite d’abord, en tendant le cadeau, puis ralentit et ramène le cadeau vers lui une fois arrivé en bas.

Quoique, finalement, je ne sais pas si je vais vous le donner, mon cadeau. D’abord, je me dis que c’était pas une bonne idée de cadeau, je voulais vous offrir une blouse blanche, mais c’est bête, des blouses blanches, je suis sûr que vous en avez plein. En plus la mienne, elle n’est même pas neuve, bon, en même temps, après ce que vous m’avez fait, vous n’espériez quand même pas un cadeau super super !

Non, finalement, je vais la garder pour moi. Il déchire le papier cadeau sort la blouse et une feuille cartonnée qui était sous la blouse, dans le paquet cadeau.

Tiens, mon dossier médical, qu’est-ce qu’il fait là ? Je l’ai cherché partout ! Ah oui, la blouse devait être posée dessus quand j’ai fait le paquet, j’ai du le prendre avec sans m’en apercevoir. Faudrait pas que je l’oublie ici.

Tiens d’ailleurs, je vais l’essayer, la blouse. Ah, c’est seyant ! J’me sens un peu chirurgien, c’est pas désagréable, il reprends le dossier médical, ça fait sérieux, Ah, ça alors, je n’y comprenais rien, et maintenant je comprends tout ! C’est bizarre ! Il ferme les yeux. Ha, j’ai vu comme des barrettes, vous savez comme le téléphone, quand il y a du réseau !

Ah, mais c’est ça, j’ai compris, on est connectés, oui Doc, on est connecté tous les deux, par le réseau, ce que vous pensez dans votre tête, ça arrive dans la mienne, c’est pour ça que je comprends tout, forcément, c’est mon dossier médical, vous le connaissez.

Mais qu’est-ce que vous avez à chantonner comme ça, dans votre tête ? Ah ben si, vous chantez dans votre tête, je vous entends, vous vous emmerdez ? Heu, vous vous ennuyez, pendant les conférences ? Ben oui, il y en a qui sont là pour la première fois, mais vous, ça fait un bail, hein ? Vous en avez vu, des conférences, non ? Tiens, si ça se trouve, à la première conférence du Docteur Sodji, peut être que vous étiez déjà là, c’est ça, hein ? Vous étiez là, à la même place ? Toujours à la même place ? Oui, ben je comprends que vous chantiez dans votre tête, vous devez commencer à trouver ça long, non ? Ah ouai, comme nous, dans vot’salle d’attente, ça dure, et c’est long, hein ? Ben enfin, Docteur ! Oui j’ai dit que ça dure et que c’est long, mais je ne parlais pas de ça ! Obsédé !

Mais dites moi, docteur, c’était quoi ce que vous chantiez dans votre tête ? « C’est épatant », oui c’est épatant ces nouvelles technologies, …. oui, chanter aussi, c’est épatant ….

Ah non, c’était le titre, Ah, vous chantiez « c’est épatant », c’est quoi, c’est de qui ? Ah, c’est de vous ! Non, c’est vous qui l’avez écrit ? Ah ben chapeau, Docteur. C’est un pastiche ? C’est pour prendre l’apéro ? Ah c’est copié sur une chanson qui existe déjà. Laquelle ?

« Je n’suis pas bien portant » ça va pas Docteur ? Vous allez pas tomber dans les pommes, quand même, Ah, excusez-moi, ça aussi c’est le titre, ah oui le titre de la chanson que vous avez copié, pour faire l’autre, celle qui a un autre titre, Oh là là, faut vous suivre, hein ! Mais c’est quoi, comme chanson ? Ah oui, c’est le truc avec la rate qui se dilate et tous les autres machins qui vont pas ! Oui, je connais, enfin, un peu, moi je la connais pas par cœur.

C’est comme qui dirait une chanson professionnelle, c’est l’hymne de la confrérie des chirurgiens ? Ah oui, ça vous fait aussi réviser les cours d’anatomie. Ah oui, c’est bien, ça, de réviser vos cours d’anatomie, pour pas faire des mélanges, ça vaut mieux. Et pour rien oublier, hein, vous imaginez, si vous oubliez quelque chose, hein, genre : tiens c’est quoi ce truc qui dépasse, à quoi ça sert, je sais plus, je me souviens pas, allez hop, couic !

Ah ça y est, ça me revient, zut trop tard ! Ah, c’est ballot !

Ah non, le chien, non ! Rends moi ça tout de suite ! Ho là là, ho là là. Oh, zut encore trop tard ! … Et oui Docteur, on les nourrit à la main, et après ils pensent que tout ce que vous avez dans les mains c’est d’la bouffe, et que c’est pour eux ! Et bien voilà le résultat.

Et le pire, c’est que vous allez pas vouloir assumer, je sais ce que vous allez dire, vous direz que vous savez pas comment c’est arrivé, que vous avez rien remarqué, que vous avez bien regardé partout par terre avant de sortir du bloc, et qu’il n’y avait rien qui traînait !

Et puis, si ça doit finir en procès, il va falloir faire comparaître le chien, pour complicité, ….. et destruction de preuve ! …. et ben, je le plaint, l’opéré de ce jour là, y va regretter d’être venu ! Mais non, docteur, je blague !

Bon allez, chantez-là dans votre tête, votre chanson, là, je vais leur retransmette. Je suis prêt, allez-y Docteur. Il se met à chanter « Moi je fais un métier pépère, j’suis un fana du bistouri ….  ».

Ils me trouvent épatant.

Sur l’air de « Je n’suis pas bien portant » de Gaston Ouvrard

Moi je fais un métier pépère,
Pour un fana du bistouri,

Car dans la clinique où j’opère,
J’ai dit « touchez pas mon grisbi » !
Je me suis réservé les gros,
Parc’ que c’est payé au kilo !

J’fais les gros

Qui bouffent trop,

Et les gras

Qui s’bougent pas,

Les mémères

Qui prospèrent

Les obèses

Que je pèse,

Les gourmands

Abondants,

Les gourmets

Trop replets,

Les mémés

Enrobées,

Les balourds

Bien trop lourd,

Les confits

Tout bouffis,

L’gastronome,

Qu’est énorme,

L’diabétique,

Que je pique,

Le sanguin

Qu’est pas sain..

 

Ah! mon Dieu! Qu´c´est embêtant
J’ai la vue qui s ‘ détraque,
Ah! mon Dieu! qu´c´est embêtant

J’vois tout en gros tout l’temps.

Comme au début, à la visite,
J’leur disais d’venir plus souvent.
Maintenant y en a qui s’invitent,
D’autres s’incrustent carrément.
Je n’arriv’ plus à m’en défair’,
Je vous présent’ mes tortionnaires :

L’énervé

Pas calmé,

L’molasson

Bien trop long,

L’amnésique

Qui rapplique,

L’insomniaque

Qu’est maniaque,

La mégère

Qui exagère,

L’hystérique

Qu’une mouch’pique,

La piplette

qui s’répète,

L’boulimique

Qui pic-nique,

Le pervers

Qu’est pas clair

Le papy

Qui s’oublie ,

Le râleur

Pour une heure

Le douillet

C’est complet …

 

Ah! mon Dieu! Qu´c´est embêtant
J’ai la vue qui s ‘ détraque,
Ah! mon Dieu! qu´c´est embêtant

J’vois tout en gros tout l’temps.

Parfois ça me culpabilise,

Ou bien ça me déstabilise,

Mais je ne me laisse pas faire,

En attendant que j’ les opère,

Moi aussi je prends du bon temps,

Je me bidonne à leurs dépends !

Je répliqu’

March’ nordiqu’,

Au régim’,

Aquagym,

Nutrition,

Pas d’bonbons,

L’chocolat,

Y faut pas,

Pas de pain,

C’est malsain

La pizza

Pas pour toi,

Tartiflette,

C e s’rait bête ;

Pour le lard

C’est trop tard,

Les fayots,

C’est trop tôt,

Le chapon

Pas question,

Le foie gras

Ne rêves pas

Et la bûche

Sois pas cruche …

 

Ah! mon Dieu! C´est surprenant

J’les mène à la matraque !

Je les malmène et pourtant,

Ils me trouvent épatant !

Fait pour avoir l’air d’être un dossier médical (je porte une blouse de chrirugien) afin d’avoir les paroles, au verso, au cas où …Ah ! Le Zaïe ! meurt !

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Compte de fée

Les personnages :

La fée : une jeune fille, haillée en fée, par exeple avec roe longue rose pale satinée, coiffée genre hénin avec voile suspendu à la pointe du hénin, ou tutu rose et hénin … avec une aguette magique terminée par une étoile ( façon truc de gosse avec l’étoile qui s’allume, ou mieux, qui clignotte quand on appuie sur un bouton).

Le père Noël : habillé en père Noël.

Les six Reines : six femmes haillées en Reine, avec des couronnes d’épiphanie, mais qui se déplacent et se tiennent en rang par deux.

Les gens : habillés comme des gens ordinaires, certains en tenue de travail, casques, veste et pantalons, cotte bleue, facteur, flic, etc … et même en costar cravate.

 

Les gens sont à l’écart, la fée appelle le Père Noël.

 

La fée : Dis donc, Père Noël, ça va, ta santé ?

Le père Noël : Bof, tu sais, je commence à me faire vieux !

La fée : Tu travailles encore ? Et ta retraite, c’est pour quand ?

Le père Noël : M ‘en parles pas, ça me fait froid dans le dos quand je penses à ce que je vais toucher !

La fée : Tu as raison, à part moi, il n’y a plus grand chose de rose, et surtout pas l’avenir !

Le père Noël : Mouais, et il n’y a pas que l’avenir qui a laissé tomber le rose … Enfin, je me comprends…

La fée : Dis donc, c’est qui les six bonnes femmes avec les couronnes ? Tu as vu, c’est drôle, on dirait qu’elle restent toujours en rang par deux.

Le père Noël : ah oui, les six reines ?

La fée : C’est drôle, quand tu as dit ça, j’ai cru voir des sirènes, ça alors !

Le père Noël : ça ne m’étonne pas, c’est ton copain breton, tu sais celui qui habite dans la forêt de Brocéliande.

La fée : Ah oui, Merlin, l’enchanteur.

Le père Noël : C’est ça, il est passé hier soir me faire un petit coucou, on a u un pot entre potes, puis il est parti, et ce matin, pour commencer ma tournée, j’ai été à l’écurie chercher mes rennes, et qu’est-ce que je trouve à la place : six reines ! J’ai bien compris que c’était encore une de ses blagues à deux balles. Mais j’avoue que ça me fait bien rigoler de faire claquer mon fouet au dessus de leurs têtes en criant « Hue Elizabeth ! hue Christine ! Hue Caroline ! » il y a longtemps que j’avais pas rigolé comme ça ! Tu lui dira que j’ai été enchanté, MdR !

La fée : Je lui dirai, et à part ça, ton boulot, ça va ?

Le père Noël : Ah, m’en parles pas, ça va de plus en plus mal, j’ai dû licencier mes lutins, j’ai presque plus de rennes tellement mon traineau est devenu léger, les enfants ne me demandent plus rien, je crois que les parents leur ont fait la leçon.Tu te rends compte, en être arrivés à ce que les parents suppriment les rêves des enfants !

La fée : Moi c’est pareil, plus personne ne m’invoque, plus personne ne m’adresse de souhait !

Le père Noël : Si on m’avait dit qu’un jour je me retrouverai au chômage, ou délocalisé je ne sais où !

La fée : C’est pas ça, le prolème c’est que les gens ne croient plus en nous !

Le père Noël : Remarque, c’est normal, à leur âge, c’est plus des gosses !

La fée : Oyi, en c’est dommage, ils lur ont tout pris, même leurs rêves !

Le père Noël : Tu as raison, ça c’est trop, on n’a pas le droit de prendre les rêves ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?

La fée : Je crois que j’ai une idée.

La fée : (plus fort) Hep, les gens, venez par ici !

La fée : Vous nous connaissez ?

Les gens : Oui Oui

La fée : Alors, vous ne nous demandez plus rien, qu’est-ce qui se passe, vous n’avez plus envie de rien, Vous avez peur ? On vous a menacé ?

Les gens : Ben … C’est à dire …

Y a la dette … Y a plus de sous

On a trop dépensé …

La fée : Et si tout ça, c’était une blague

Une voix : Elle est pas drôle, ta blague !

Le père Noël : Non, pas une blague, y a pas de quoi rire, une arnaque plutôt, un truc pour vous faire peur, pour vous faire baisser la tête, et à la fin, pour vous piquer encore plus de pognons, plus de tout, et même du reste !

La fée : Vous savez compter, alors regarde les chiffres, même la cour des comptes le dit, c’est pas vous qui avez trop dépensé, c’est qu’ils ont fait trop de cadeaux aux riches !

Le père Noël : En France, les assistés, ce n’est pas vous, ce sont les riches !

La fée : C’est ça, ils mentent pour cacher les cadeaux qu’ils font aux riches, et à eux-mêmes, par la même occasion, et c’est aussi pour vous enlever la confiance ! Pour que vous vous laissiez tondre comme des moutons, il n’y a pas d’alternative ! Et hop, un coup de tondeuse ! Et si on vous disait que c’est possile, vous souhaiteriez quoi ?

Une voix : Arrêtes, Ah quoi bon, ça sert à rien, c’est pas possile !

La fée : Allez, ça ne fait rien, dites-le quand même !

Un jeune : Moi, je voudrais du boulot.

Un autre : Oui, mais un vrai boulot., pas un stage de m…

Sa voisine : (qui lui a mis la main sur la bouche) Chuttt !! pas de gros mots, sinon tu vas encore tout faire rater !

Une femme : Moi, je voudrais un vrai avenir pour mes gosses

Une autre : Je voudrais arrêter de courir d’un petit oulot à un autre, du matin au soir, courir, courir, et me faire engueuler ou perdre ma prime quand le bus a du retard. Arrêter de travailler le dimanche, avoir du temps, juste pour vivre et pour mes gosses, et puis vivre, oui, avec quoi ? Pas aec ma paye de misère !

Plusieurs : Oui,, en finir avec la précarité, avec la vie entre parenthèses !

Un couple de jeunes : Nous, on voudrait juste pouvoir prendre un appart, commencer notre vie ensemble …

Un gamin : Je voudrais avoir une vraie maison.

Une gamine : Je veux plus voir maman pleurer quand elle a plus de sous pour acheter à manger !

Un ouvrier : Moi je ne veux plus que les riches puissent vendre les oîtes de ceux qui traaillent dedans !

Un autre : Moi, je veux qu’on leur interdise de se goinfrer de pognon !

Plusieurs : Oui,, oui, il est termps qu’ils partagent !

Le type en costard-cravate : Pour ça, il faudrait une vraie démocratie, une Répulique !

La fée : Ah ben, vous voyez, vous en ave encore des souhaits, et ils sont drôlement chouettes !

Le premier (celui qui avait dit « à quoi bon ?) : Et alors, ça t’avances à quoi, la fée ? Tu réveilles leurs rêves, et tu peux rien y faire !

Un gamin : Et pis d’abord, ta aguette magique, c’est du toc, ma petite sœur elle a la même, quad tu appuye sur le bouton, ça clignotte, mais ça fait rien !

Le père Noël : Je te l’avais dit, ils ne croient plus en nous !

La caméra recule, au premier plan, les gens de dos, à l’arrière plan, la fée et le père noël de face, mais on ne voit que leur tête.

La fée : Vous ne croyez plus en nous, c’est normal, Mais, surtout, vous ne croyez plus en vous, alors que vous, vous pouvez !

Une voix : Y a pas de baguette magique pour ça !

La fée : Et bien si, il y en a, et pas qu’une, on a chacun la sienne. Et oui, tout le monde en a une, seulement vous ne la voyez pas, parce qu’elle n’a pas la forme d’une baguette !

La voix : Ah c’est malin, une baguette qui n’est pas en forme de baguette ! C’est quoi, ton machin ?

La fée : C’est ça !

Les gens : On voit rien ! Plus haut, la fée, fait voir !

La fée : lève le ras, elle tient un ulletin de vote « Jean-Luc Mélenchon »

La caméra traverse la foule pour venir filmer le bulletin en gros plan.

Les gens : Mais c’est vrai ! Tu as raison, la fée, ben OUI, NOUS ON PEUT !

Ils fouillent dans leurs poches, dans leurs sac à mains, sortent les bulletins Mélenchon, ils s’emrassent, se congratulent …

Scandent « Nous on peut, DEGAGEZ, PLACE AU PEUPLE Pour l’avenir en commun et partent défiler en cortège, la fée et le père noël, puis les reines en rang par deux, puis le plus de figurants possile.

 

Fin

à ANNE-MARIE (sonnet)

Pour Anne-Marie Moulinier-Quillard, la femme de YOS,
en conclusion du spectacle « venez donc prendre un vers ».

C’est par elle que tout commence,
Elle a choisi les ingrédients,
Les a mélangés savament
Pour que l’on finisse à « Ma France »

 

Il lui fallut de la patience
Pour gérer les deux garnements
Qui vous saluent en ce moment.
Et puis de la persévérence !

 

Tantôt enjouée, ou mutine,Si la lumière est sa cuisine
Elle signe la mise en scène

 

Pour ce qui est de la recette,
C’est son grand chapeau qui vous guètte,
En espérant quelques mécènes.

Octobre 2017.

 

Ce souffle qui nous prends

Mars 2012

Nouvelles paroles pour « Le chant des partisans »

Ami, ressens-tu ce souffle qui nous prends, nous entraîne ?
Ce vent qui grandit, c’est la révolution citoyenne !
Un soir de juillet, à Paris, au siècle des Lumières,
Il a pris naissance, et depuis, gagné la terre entière.

Depuis ce temps là, les nantis ont déchaîné leur rage,
Des gueux ont osé parler d’égalité, de partage !
Mais le monde écoute quand la France proclame « Liberté
Les Peuples répondent, ils disent « égalité, Fraternité »

Ce souffle grandit, se nourrit des luttes de nos frères,
De ceux qui n’ont rien que la faim ou qui fuient la misère !
Mais dans ces pays, ce souffle est devenu, camarades ;
Vent de Liberté qui grandit et se change en tornade.

Il a balayé les puissants en leur disant « dégage » !
D’au delà des mers, il revient, la bataille s’engage,
De la place Tahrir, de la Puerta del Sol, de Syntagma,
Il est revenu jusqu’ici, lieu de son premier combat !

De quatre vingt douze, la Commune, trente six, le C.N.R.
Il porte toujours l’idéal dont ont rêvé nos pères.
De quatre ving neuf, cette révolution est la fille,
Et c’est en son nom que nous venons reprendre La bastille !

Ami, entends-tu, c’est le peuple qui brise ses chaînes.
Dans d’autres pays, il se lève, la France l’entraîne !

À bouche fermée 

Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh Oh

Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh Oh

 

Météo Danger

Avis de coup d’ vent
Sur les sentiments,
Météo danger,
Sur le verbe aimer

refrain (choeurs) :           Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts

Risque d’avalanches
Sur vos nuits trop blanches
Risque d’éboul’ment,
Sur votre présent.

Refrain

Alerte à la bombe
Alerte à la tombe
Risque d’éruption
Dans vos relations,

Refrain

Tremlement de terre
Angoisse de mère
Risque de rupture
Dans votre futur

Refrain

Solidarite
Amour en danger,
Cherche volontaires
Pour ne pas se taire.

Refrain

Coda :      Pas de la peur qui paralyse,
Pas de psychos’, de l’analyse,
Proteger l’amour, simplement,
Proteger l’amour, tendrement,
En évitant

Le prix du sang !

sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts ..
sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts

Avril 1994

Nina

Les gens disaient ; « faire un enfant
Quand on est encor étudiant,
ça ressemle à de la folie,
Prends le temps de vivre ta vie ! »

refrain :  

 Tes grands yeux qui cherchent les miens,
Ta main qui s’agrippe à mon doigt,
Ta douceur blottie contre moi,
Et déjà, tu souris si bien


                  Nina … … Oh Nina,

                  Mon amour, ma joie.

            version féminine                                                      version masculine 
Quand j’ai dit à l’homme que j’aime :                     Quand ta mère m’a dit « Je t’aime,
Je voudrais un enfant de toi »,                                 Je voudrais un enfant de toi »,
Il t’a aimée à l’instant même,                                   Je t’ai aimée à l’instant même,
Bientôt, tu lui diras « Papa » !                                 Bientôt, tu me diras « Papa » !

        refrain

Si je ne sais pas aujourd’hui
Ce que sera pour toi la vie,
Pour nous tu resteras toujours
Notre joli duo d’amour.

          refrain

Le force d’affronter le monde
De faire face à l’avenir
Nous vient de cette joie profonde
Que nous puisons dans ton sourire.

          Oh Nina,

                    Nina !

Avril 1994

I call for love.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

When my days are too sad,
And my nights are too bad,
When the blues comes in me,
To danse I need somebody.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

When it rains in my mood,
I want just to feel good,
I want just, to be warm :
The circle of your arm

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

But I’m sure, that from above
On a so wonderfull day
Your way will cross my way,
And we begin the time of love.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love

Coda : Oh, I miss you.

Mai 1994

Halloween.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

I remember this one dark night,
It’s when you kissed me, I’m sure
That you made me your creature
To seventh heaven, take the flight !

Refrain : Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

On your spiderweb, I got stuck,
My firecraker, you lit up,
Like tow bats, we flew to the top,
To seventh heaven, never stop !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

You gave me a broom in the dark,
You made me the witch of your night,
Against your spell, I cannot fight,
To seventh heaven, now we start !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

After waking, it’s very strange
After waking, it’s my revenge
At this time, you look like a ghost,
At this time, you are just a ghost,

Octobre 1994

23 août

Journée internationale de la mémoire de la traite négrière.

Avez-vous contemplé à Bordeaux ou à Nantes,
Dans tous les beaux quartiers situés près de l’eau

Les signes de fortune extraite des bateaux,
Ces dentelles de fer, arabesques charmantes
Mais où le vent marin hurle son épouvante
Aux balcons ouvragés que l’on trouve si beaux.

Il fallait s’afficher, montrer l’or amassé,
Dans votre aveuglement, c’est bien votre arrogance
Qui vous a fait choisir, en signe d’opulence
Ce symbole maudit de votre indignité !
Ces fers vous avaient-ils servis à arrimer
Vos tristes cargaisons de pleurs et de souffrances !

Et pendant ce temps là, vous aviez proclamé
« Les hommes naissent libres et tous, égaux en droits ! »
« Quoi, libres ? » Disiez-vous, ?« Tous ? Oui, mais pas ceux-là ! »
Ni ceux venus d’ailleurs, ni les déshérités.
Vous avez ajouté, plus tard, « Fraternité »
Mais les femmes non plus, pour vous, ne comptaient pas !

Un seul s’était dressé, face à vous, inflexible,
Il avait fustigé tout haut l’hypocrisie
Dont vous aviez usé dans cette parodie
Oui, c’était Robespierre, c’était l’incorruptible
Parlant au nom du Peuple et du droit intangible
Celui que vous couvrez, depuis, de calomnies.

Vos mots n’étaient-ils donc que slogan de façade ?
Des mots jetés en l’air ? Lancés sans y penser ?
Ou plutôt, je le crois, des mots pour mieux tromper.
Votre belle devise est une mascarade !
A tous les délaissés, tous les « restés en rade »
Il serait temps, enfin, quelle soit appliquée.

Et il faudrait en plus que tous soient résignés
Que pas un ne proteste ou se plaigne tout haut
Quand vous nous imposez vos dogmes libéraux !
De quelle déchéance vouliez-vous donc parler
A ces gens, trop souvent, à peine tolérés ?
C’est leurs fers que je vois aux balcons près de l’eau !

Août, septembre 2017

Un autre poème engagé : Une minute de silence

Du nouveau chez les Framapotes

Grande nouvelle : les framapotes passent à l’étape suivante.

Ceux que j’appelle les Framapotes (par analogie avec le mouvement de ceux qui se tournent vers la permaculture et s’y lancent, souvent individuellement sur un coin de leur jardin, de leur balcon, et qui échangent des trucs, des infos des idées, et qui se sont baptisés eux-mêmes « permapotes » associant le sujet, la permaculture, et la façon de s’y prendre, une démarche de potes. Je trouve que ça colle aussi à ces gens qui agissent pour le monde du logiciel libre, à l’abri des GAFAM.

Si vous ne connaissez pas, je vous encourage à profiter de l’occasion pour découvrir ce monde rempli d’idées géniales, de partage, de « faire ensemble », etc …

Et je me sens tellement proche de leurs valeurs, de leur démarche le fameux framablog des framapotes

ou plus directement « dégooglisons l’internet »: le bilan avant la suite