Compte de fée

Les personnages :

La fée : une jeune fille, haillée en fée, par exeple avec roe longue rose pale satinée, coiffée genre hénin avec voile suspendu à la pointe du hénin, ou tutu rose et hénin … avec une aguette magique terminée par une étoile ( façon truc de gosse avec l’étoile qui s’allume, ou mieux, qui clignotte quand on appuie sur un bouton).

Le père Noël : habillé en père Noël.

Les six Reines : six femmes haillées en Reine, avec des couronnes d’épiphanie, mais qui se déplacent et se tiennent en rang par deux.

Les gens : habillés comme des gens ordinaires, certains en tenue de travail, casques, veste et pantalons, cotte bleue, facteur, flic, etc … et même en costar cravate.

 

Les gens sont à l’écart, la fée appelle le Père Noël.

 

La fée : Dis donc, Père Noël, ça va, ta santé ?

Le père Noël : Bof, tu sais, je commence à me faire vieux !

La fée : Tu travailles encore ? Et ta retraite, c’est pour quand ?

Le père Noël : M ‘en parles pas, ça me fait froid dans le dos quand je penses à ce que je vais toucher !

La fée : Tu as raison, à part moi, il n’y a plus grand chose de rose, et surtout pas l’avenir !

Le père Noël : Mouais, et il n’y a pas que l’avenir qui a laissé tomber le rose … Enfin, je me comprends…

La fée : Dis donc, c’est qui les six bonnes femmes avec les couronnes ? Tu as vu, c’est drôle, on dirait qu’elle restent toujours en rang par deux.

Le père Noël : ah oui, les six reines ?

La fée : C’est drôle, quand tu as dit ça, j’ai cru voir des sirènes, ça alors !

Le père Noël : ça ne m’étonne pas, c’est ton copain breton, tu sais celui qui habite dans la forêt de Brocéliande.

La fée : Ah oui, Merlin, l’enchanteur.

Le père Noël : C’est ça, il est passé hier soir me faire un petit coucou, on a u un pot entre potes, puis il est parti, et ce matin, pour commencer ma tournée, j’ai été à l’écurie chercher mes rennes, et qu’est-ce que je trouve à la place : six reines ! J’ai bien compris que c’était encore une de ses blagues à deux balles. Mais j’avoue que ça me fait bien rigoler de faire claquer mon fouet au dessus de leurs têtes en criant « Hue Elizabeth ! hue Christine ! Hue Caroline ! » il y a longtemps que j’avais pas rigolé comme ça ! Tu lui dira que j’ai été enchanté, MdR !

La fée : Je lui dirai, et à part ça, ton boulot, ça va ?

Le père Noël : Ah, m’en parles pas, ça va de plus en plus mal, j’ai dû licencier mes lutins, j’ai presque plus de rennes tellement mon traineau est devenu léger, les enfants ne me demandent plus rien, je crois que les parents leur ont fait la leçon.Tu te rends compte, en être arrivés à ce que les parents suppriment les rêves des enfants !

La fée : Moi c’est pareil, plus personne ne m’invoque, plus personne ne m’adresse de souhait !

Le père Noël : Si on m’avait dit qu’un jour je me retrouverai au chômage, ou délocalisé je ne sais où !

La fée : C’est pas ça, le prolème c’est que les gens ne croient plus en nous !

Le père Noël : Remarque, c’est normal, à leur âge, c’est plus des gosses !

La fée : Oyi, en c’est dommage, ils lur ont tout pris, même leurs rêves !

Le père Noël : Tu as raison, ça c’est trop, on n’a pas le droit de prendre les rêves ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?

La fée : Je crois que j’ai une idée.

La fée : (plus fort) Hep, les gens, venez par ici !

La fée : Vous nous connaissez ?

Les gens : Oui Oui

La fée : Alors, vous ne nous demandez plus rien, qu’est-ce qui se passe, vous n’avez plus envie de rien, Vous avez peur ? On vous a menacé ?

Les gens : Ben … C’est à dire …

Y a la dette … Y a plus de sous

On a trop dépensé …

La fée : Et si tout ça, c’était une blague

Une voix : Elle est pas drôle, ta blague !

Le père Noël : Non, pas une blague, y a pas de quoi rire, une arnaque plutôt, un truc pour vous faire peur, pour vous faire baisser la tête, et à la fin, pour vous piquer encore plus de pognons, plus de tout, et même du reste !

La fée : Vous savez compter, alors regarde les chiffres, même la cour des comptes le dit, c’est pas vous qui avez trop dépensé, c’est qu’ils ont fait trop de cadeaux aux riches !

Le père Noël : En France, les assistés, ce n’est pas vous, ce sont les riches !

La fée : C’est ça, ils mentent pour cacher les cadeaux qu’ils font aux riches, et à eux-mêmes, par la même occasion, et c’est aussi pour vous enlever la confiance ! Pour que vous vous laissiez tondre comme des moutons, il n’y a pas d’alternative ! Et hop, un coup de tondeuse ! Et si on vous disait que c’est possile, vous souhaiteriez quoi ?

Une voix : Arrêtes, Ah quoi bon, ça sert à rien, c’est pas possile !

La fée : Allez, ça ne fait rien, dites-le quand même !

Un jeune : Moi, je voudrais du boulot.

Un autre : Oui, mais un vrai boulot., pas un stage de m…

Sa voisine : (qui lui a mis la main sur la bouche) Chuttt !! pas de gros mots, sinon tu vas encore tout faire rater !

Une femme : Moi, je voudrais un vrai avenir pour mes gosses

Une autre : Je voudrais arrêter de courir d’un petit oulot à un autre, du matin au soir, courir, courir, et me faire engueuler ou perdre ma prime quand le bus a du retard. Arrêter de travailler le dimanche, avoir du temps, juste pour vivre et pour mes gosses, et puis vivre, oui, avec quoi ? Pas aec ma paye de misère !

Plusieurs : Oui,, en finir avec la précarité, avec la vie entre parenthèses !

Un couple de jeunes : Nous, on voudrait juste pouvoir prendre un appart, commencer notre vie ensemble …

Un gamin : Je voudrais avoir une vraie maison.

Une gamine : Je veux plus voir maman pleurer quand elle a plus de sous pour acheter à manger !

Un ouvrier : Moi je ne veux plus que les riches puissent vendre les oîtes de ceux qui traaillent dedans !

Un autre : Moi, je veux qu’on leur interdise de se goinfrer de pognon !

Plusieurs : Oui,, oui, il est termps qu’ils partagent !

Le type en costard-cravate : Pour ça, il faudrait une vraie démocratie, une Répulique !

La fée : Ah ben, vous voyez, vous en ave encore des souhaits, et ils sont drôlement chouettes !

Le premier (celui qui avait dit « à quoi bon ?) : Et alors, ça t’avances à quoi, la fée ? Tu réveilles leurs rêves, et tu peux rien y faire !

Un gamin : Et pis d’abord, ta aguette magique, c’est du toc, ma petite sœur elle a la même, quad tu appuye sur le bouton, ça clignotte, mais ça fait rien !

Le père Noël : Je te l’avais dit, ils ne croient plus en nous !

La caméra recule, au premier plan, les gens de dos, à l’arrière plan, la fée et le père noël de face, mais on ne voit que leur tête.

La fée : Vous ne croyez plus en nous, c’est normal, Mais, surtout, vous ne croyez plus en vous, alors que vous, vous pouvez !

Une voix : Y a pas de baguette magique pour ça !

La fée : Et bien si, il y en a, et pas qu’une, on a chacun la sienne. Et oui, tout le monde en a une, seulement vous ne la voyez pas, parce qu’elle n’a pas la forme d’une baguette !

La voix : Ah c’est malin, une baguette qui n’est pas en forme de baguette ! C’est quoi, ton machin ?

La fée : C’est ça !

Les gens : On voit rien ! Plus haut, la fée, fait voir !

La fée : lève le ras, elle tient un ulletin de vote « Jean-Luc Mélenchon »

La caméra traverse la foule pour venir filmer le bulletin en gros plan.

Les gens : Mais c’est vrai ! Tu as raison, la fée, ben OUI, NOUS ON PEUT !

Ils fouillent dans leurs poches, dans leurs sac à mains, sortent les bulletins Mélenchon, ils s’emrassent, se congratulent …

Scandent « Nous on peut, DEGAGEZ, PLACE AU PEUPLE Pour l’avenir en commun et partent défiler en cortège, la fée et le père noël, puis les reines en rang par deux, puis le plus de figurants possile.

 

Fin

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à ANNE-MARIE (sonnet)

Pour Anne-Marie Moulinier-Quillard, la femme de YOS,
en conclusion du spectacle « venez donc prendre un vers ».

C’est par elle que tout commence,
Elle a choisi les ingrédients,
Les a mélangés savament
Pour que l’on finisse à « Ma France »

 

Il lui fallut de la patience
Pour gérer les deux garnements
Qui vous saluent en ce moment.
Et puis de la persévérence !

 

Tantôt enjouée, ou mutine,Si la lumière est sa cuisine
Elle signe la mise en scène

 

Pour ce qui est de la recette,
C’est son grand chapeau qui vous guètte,
En espérant quelques mécènes.

Octobre 2017.

 

Ce souffle qui nous prends

Mars 2012

Nouvelles paroles pour « Le chant des partisans »

Ami, ressens-tu ce souffle qui nous prends, nous entraîne ?
Ce vent qui grandit, c’est la révolution citoyenne !
Un soir de juillet, à Paris, au siècle des Lumières,
Il a pris naissance, et depuis, gagné la terre entière.

Depuis ce temps là, les nantis ont déchaîné leur rage,
Des gueux ont osé parler d’égalité, de partage !
Mais le monde écoute quand la France proclame « Liberté
Les Peuples répondent, ils disent « égalité, Fraternité »

Ce souffle grandit, se nourrit des luttes de nos frères,
De ceux qui n’ont rien que la faim ou qui fuient la misère !
Mais dans ces pays, ce souffle est devenu, camarades ;
Vent de Liberté qui grandit et se change en tornade.

Il a balayé les puissants en leur disant « dégage » !
D’au delà des mers, il revient, la bataille s’engage,
De la place Tahrir, de la Puerta del Sol, de Syntagma,
Il est revenu jusqu’ici, lieu de son premier combat !

De quatre vingt douze, la Commune, trente six, le C.N.R.
Il porte toujours l’idéal dont ont rêvé nos pères.
De quatre ving neuf, cette révolution est la fille,
Et c’est en son nom que nous venons reprendre La bastille !

Ami, entends-tu, c’est le peuple qui brise ses chaînes.
Dans d’autres pays, il se lève, la France l’entraîne !

À bouche fermée 

Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh Oh

Oh oh, Oh oh oh, Oh oh oh Oh oh oh Oh oh Oh

 

Météo Danger

Avis de coup d’ vent
Sur les sentiments,
Météo danger,
Sur le verbe aimer

refrain (choeurs) :           Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts
Danger d’amour … sortez couverts

Risque d’avalanches
Sur vos nuits trop blanches
Risque d’éboul’ment,
Sur votre présent.

Refrain

Alerte à la bombe
Alerte à la tombe
Risque d’éruption
Dans vos relations,

Refrain

Tremlement de terre
Angoisse de mère
Risque de rupture
Dans votre futur

Refrain

Solidarite
Amour en danger,
Cherche volontaires
Pour ne pas se taire.

Refrain

Coda :      Pas de la peur qui paralyse,
Pas de psychos’, de l’analyse,
Proteger l’amour, simplement,
Proteger l’amour, tendrement,
En évitant

Le prix du sang !

sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts ..
sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts … sortez couverts

Avril 1994

Nina

Les gens disaient ; « faire un enfant
Quand on est encor étudiant,
ça ressemle à de la folie,
Prends le temps de vivre ta vie ! »

refrain :  

 Tes grands yeux qui cherchent les miens,
Ta main qui s’agrippe à mon doigt,
Ta douceur blottie contre moi,
Et déjà, tu souris si bien


                  Nina … … Oh Nina,

                  Mon amour, ma joie.

            version féminine                                                      version masculine 
Quand j’ai dit à l’homme que j’aime :                     Quand ta mère m’a dit « Je t’aime,
Je voudrais un enfant de toi »,                                 Je voudrais un enfant de toi »,
Il t’a aimée à l’instant même,                                   Je t’ai aimée à l’instant même,
Bientôt, tu lui diras « Papa » !                                 Bientôt, tu me diras « Papa » !

        refrain

Si je ne sais pas aujourd’hui
Ce que sera pour toi la vie,
Pour nous tu resteras toujours
Notre joli duo d’amour.

          refrain

Le force d’affronter le monde
De faire face à l’avenir
Nous vient de cette joie profonde
Que nous puisons dans ton sourire.

          Oh Nina,

                    Nina !

Avril 1994

I call for love.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

When my days are too sad,
And my nights are too bad,
When the blues comes in me,
To danse I need somebody.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

When it rains in my mood,
I want just to feel good,
I want just, to be warm :
The circle of your arm

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

But I’m sure, that from above
On a so wonderfull day
Your way will cross my way,
And we begin the time of love.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love
Oh, I miss you.

I call for love,
I’m calling you,
You are my dream of love

Coda : Oh, I miss you.

Mai 1994

Halloween.

Paroles de Jacques Bohly, musique de Flavien Compagnon

I remember this one dark night,
It’s when you kissed me, I’m sure
That you made me your creature
To seventh heaven, take the flight !

Refrain : Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

On your spiderweb, I got stuck,
My firecraker, you lit up,
Like tow bats, we flew to the top,
To seventh heaven, never stop !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

You gave me a broom in the dark,
You made me the witch of your night,
Against your spell, I cannot fight,
To seventh heaven, now we start !

Trick or treat, Halloween,
You put a light in my pumpkin,
Halloween, Halloween,
You treat me like your love machine,
You play your trick of love on me.

After waking, it’s very strange
After waking, it’s my revenge
At this time, you look like a ghost,
At this time, you are just a ghost,

Octobre 1994

23 août

Journée internationale de la mémoire de la traite négrière.

Avez-vous contemplé à Bordeaux ou à Nantes,
Dans tous les beaux quartiers situés près de l’eau

Les signes de fortune extraite des bateaux,
Ces dentelles de fer, arabesques charmantes
Mais où le vent marin hurle son épouvante
Aux balcons ouvragés que l’on trouve si beaux.

Il fallait s’afficher, montrer l’or amassé,
Dans votre aveuglement, c’est bien votre arrogance
Qui vous a fait choisir, en signe d’opulence
Ce symbole maudit de votre indignité !
Ces fers vous avaient-ils servis à arrimer
Vos tristes cargaisons de pleurs et de souffrances !

Et pendant ce temps là, vous aviez proclamé
« Les hommes naissent libres et tous, égaux en droits ! »
« Quoi, libres ? » Disiez-vous, ?« Tous ? Oui, mais pas ceux-là ! »
Ni ceux venus d’ailleurs, ni les déshérités.
Vous avez ajouté, plus tard, « Fraternité »
Mais les femmes non plus, pour vous, ne comptaient pas !

Un seul s’était dressé, face à vous, inflexible,
Il avait fustigé tout haut l’hypocrisie
Dont vous aviez usé dans cette parodie
Oui, c’était Robespierre, c’était l’incorruptible
Parlant au nom du Peuple et du droit intangible
Celui que vous couvrez, depuis, de calomnies.

Vos mots n’étaient-ils donc que slogan de façade ?
Des mots jetés en l’air ? Lancés sans y penser ?
Ou plutôt, je le crois, des mots pour mieux tromper.
Votre belle devise est une mascarade !
A tous les délaissés, tous les « restés en rade »
Il serait temps, enfin, quelle soit appliquée.

Et il faudrait en plus que tous soient résignés
Que pas un ne proteste ou se plaigne tout haut
Quand vous nous imposez vos dogmes libéraux !
De quelle déchéance vouliez-vous donc parler
A ces gens, trop souvent, à peine tolérés ?
C’est leurs fers que je vois aux balcons près de l’eau !

Août, septembre 2017

Du nouveau chez les Framapotes

Grande nouvelle : les framapotes passent à l’étape suivante.

Ceux que j’appelle les Framapotes (par analogie avec le mouvement de ceux qui se tournent vers la permaculture et s’y lancent, souvent individuellement sur un coin de leur jardin, de leur balcon, et qui échangent des trucs, des infos des idées, et qui se sont baptisés eux-mêmes « permapotes » associant le sujet, la permaculture, et la façon de s’y prendre, une démarche de potes. Je trouve que ça colle aussi à ces gens qui agissent pour le monde du logiciel libre, à l’abri des GAFAM.

Si vous ne connaissez pas, je vous encourage à profiter de l’occasion pour découvrir ce monde rempli d’idées géniales, de partage, de « faire ensemble », etc …

Et je me sens tellement proche de leurs valeurs, de leur démarche le fameux framablog des framapotes

ou plus directement « dégooglisons l’internet »: le bilan avant la suite

Une vie de Bohémien (sonnet)

J’aurais aimé suivre Molière
Dans sa troupe de comédien,
Et ses décors de quelques riens
Passer de l’ombre à la lumière.

Le long des chemins de la terre
Vivre la vie des bohémiens,
Sans jmais penser à demain,
Comme les fils de la Chimère

Autour du feu, quand viens le soir,
Quand la guitare broie du noir
Se serrer pour se tenir chaud.

En regardant danser les flammes,
Espérer en des temps nouveau,
En rêver, à s’en fendre l’âme !