Papy l’embrouille

Août 2017

Génèse : Caty Bariat et Robin Hubert, qui se produisaient dans leur spectacle « Simone et Gino » dans les campings de la région m’ont demandé d’une part de venir en « Guest » en me faisant passer pour un membre de la famille venant interrompre leur spectacle, mais pour leur interprêter « Le Néandertalien » (en costume). Chose faisable mais difficile à introduire de façon plausible. Voici ce que cela a donné (pour ma partie, qui est venue se greffer dans le spectacle de Simone et Gino.

Entrée après la deuxième chanson arriver en criant

Papy : SIMONE …. SIMONE ….. HOU HOU SIMONE …. Ah t’est là, j’arrive …

il jette un vague coup d’œil aux spectateurs Je dérange pas, j’espère ?

Simone : Non non, Papy, mais tu n’es pas à la maison de retraite ?

Papy :  Ah ben, non, je me suis sauvé, j’ai fait le mur. Ah mais, y a du beau monde chez toi. à une femme : Bonjour mademoiselle, vous marinez chez vos harengs ?

Vous restez longtemps au camping ? On pourra se revoir

Simone : Hé papy, ça va pas, non ? Tu vas laisser les dames tranquilles ! Pourquoi tu as fait le mur ?

Papy : Il nous mènent la vie dure, Y a pas assez à manger, et pis c’est dégueulasse, ah oui Non, les enfants, y faut pas dire « c’est dégueulasse » Bon, c’est pas bon ! Voilà on va dire c’est pas bon… Le problème, c’est la bouffe, je veux dire la nourriture. Oui, y en a pas assez, et puis c’est pas bon !

Tous les ans, ils font des prévisions, pour savoir combien on va être, pour calculer ce qu’il faut qu’ils achètent. Et il y en a, ils avaient dit qu’il ne passeraient pas l’hiver, et bien si, ils ont passé l’hiver, mais c’était pas prévu, maintenant ils sont en surnombre, du coup ils sont bien obligés de partager. Ils ont dit que cétait tant pis pour nous, on n’avait qu’à y penser avant !

Mais en fait, ils n’achètent pas tout, il ne faut pas gâcher, alors, ils récupèrent les restes de la cantine scolaire, et l’été, les mômes y sont en vacances, alors y plus de cantine, et forcément on a moins à manger. Déjà que c’est pas bon ! Mais quand on leur a dit, ils ont dit que c’était fait exprès, pour notre bien, parce que si c’est bon, les mômes, ils mangent tout, alors que là, y a plein de restes, doc, il faudrait quand même pas qu’on se plaigne, non ? Et ben ça marche !

Alors, la nuit, on faisait un tour à la cuisine pour se faire à bouffer Non, les enfants, y faut pas dire « à bouffer», faut dire « à manger »

Simone : Pourquoi c’est pas fermée à clé la nuit ?

Papy : Ben si, mais tu me connais, moi, une porte fermée à clé, c’est une invitation à entrer !

L’autre jour, on était avec M’ame Ginette, tu sais … celle que je t’ai montré de loin quand tu es venue, tu sais toujours soignée,, bien habillée, très distinguée, tout ça…. Ma si, celle avec des cheveux violets et du rouge à lèvres orange …

Gino : Ah oui, c’est vrai on doit la distinguer de loin..

Papy : Donc avant-hier soir, on étaient avec M’ame Ginette, c’était son anniversaire, et on a voulu lui faire une petite fête, et bien figures-toi qu’ils avaient mis des cadenas partout, les frigos, les congélateurs, les placards où ils rangent les conserves, partout, des cadenas, et des gros, pas des machins de gamins  Moi, tu me connais, c’est pas pour rien qu’on m’appelle Papy l’embrouille, j’ai demandé une épingle à cheveux à M’ame Ginette, et hop, j’ai ouvert tous les cadenas ; et on a lui a fait une belle fête d’anniversaire. Et pis en plus, comme ils avaient laissé la boite avec le reste des pitons, j’ai été les visser à la porte du dirlo, et puis on lui mis tous les cadenas qu’on a refermé.

Papy : Quand il est arrivé hier matin, le dirlo, il a gueulé ! Heu, il criait! Il disait « je vais faire venir les gendarmes, ils vont trouver des empreintes, on va le retrouver celui qui a fait ça, Il faudra d’abord qu’il paye tout ce qui a disparu des placards. Bon je me suis dit qu’il n’oserai pas le faire, et puis les gendarmes, il n’ont sûrement pas que ça a faire, on est peinards. Hier soir, M’ame Ginette, elle est sortie en boîte, moi j’ai pas voulu y aller, et ce matin, juste avant 6 h, elle est passée me voir pour me montrer le cadeau que son fils lui avait apporté pour son anniversaire : une machine à remontant.

Simone : Une quoi ?

Papy : une machine à remontant, un truc on dirait un jouet de gosse, j’ai pas tout compris, mais ça doit être pour prendre un remontant, un coup à boire, quoi. Je l’ai amené, parce que où moment où j’avais ce truc dans les mains, j’ai regardé M’ame Ginette, et par dessus son épaule, j’ai vu la camionnette des gendarmes qui entrait dans la cour ! Tu te rends compte, les gendarmes, à 6 h du matin c’est une perquisition ! Alors moi, hop, demi-tour, j’ai attrapé mon sac et j’ai sauté par la fenêtre, heureusement que je suis au rez de chaussée, et puis j’ai fait le mur, il y a un endroit où on a l’habitude de grimper quand on va faire nos petites virées. Bon dis-donc, t’aurais pas un endroit pour me cacher un peu le temps que ça se calme ?

Simone : Oui, dans la tente, Papy se baisse pour entrer dans la tente , mais d’abord, tu aurais pu dire bonjour à Gino, c’est mon mari quand même !

Papy : Ah, c’est lui ton mari ! Mais, tu sais, je le connais pas, ton mari, je ne l’ai jamais vu.

Simone : Ah oui, c’est vrai, tu n’est pas venu à mon mariage !

Papy : Je t’assure, je voulais venir, mais je n’ai pas pu.

Simone : Tu aurais pu faire un effort, quand même, tu étais où ?

Papy : J’étais à la Santé, c’est le juge qui n’a pas voulu que je sorte.

Gino : Ah ben tant qu’on a la santé, ça va !

Simone : Oui, mais tu sais que je suis mariée à un musicien, tu aurais pu deviner que c’était lui, quand même !

Papy : Ah ben non, justement, je pouvais pas deviner, tu m’avais dit qu’il était beau gosse, et celui là, excuses-moi, mais il est moche comme un pou et puis on dirait qu’il a pas la lumière à tous les étages !

Simone : Tel qu’il est, il me plaît

Papy : Bon, allez, roucoule, moi je vais me cacher, à la foule : si on vous demande, vous dites que vous ne m’avez pas vu !

Simone chante : « tel qu’il est, il me plaît »

Histoire pendant l’histoire, quelques bruits.

À la fin de l’histoire : gros bruit, voix du papy : Qu’est-ce qui se passe Oh là là , je suis aspiré, au secours, au secours, au secours …

Gino va regarder dans la tente, il ouvre : Le papy, y en a plou, disparou, il a disparou le papy !

Simone crie, il est où mon papy ? … puis chanson puis gros bruit

Simone va ouvrir la tente et recule effrayée : Ah, il y a une bête . . . Elle est horrible ! Si ça se trouve, la bête, elle a mangé mon papy !

Gino : Si c’est ça, je la trouve très bien, la bête

Le néandertalien sort de la tente avec son sac et la machine, il regarde partout : Elle est où, ma caverne ? Et ils sont où les autres ? Et puis vous, vous êtes qui ?

Simone : Ben, nous aussi on voudrait savoir qui vous êtes,

Le néandertalien : Moi, c’est Pierre, et vous ?

Simone : Je m’appelle Simone, et lui c’est Gino, c’est mon mari

Le néandertalien se tourne vers les spectateurs.

Simone : Eux, je connais pas le nom de tout le monde.

Le néandertalien : Qu’est ce qu’ils font ?

Simone : Ils sont venus pour l’apéro.

Le néandertalien : ça, je connais, « l’apéro » !

Simone : Et vous sortez d’où ?

Le néandertalien montre la tente, puis, étonné : C’est quoi ? il va regarder la tente de près  : C’est votre caverne ? C’est bizarre ce truc !

Simone : Et vous avez vu, il a la machine, la machine de papy ! Qu’est-ce que vous lui avez fait, à mon papy ? Ah ! J’ai compris, c’est pas une machine à remontant, c’est une machine à remonter le temps ! Ben alors, il est où mon papy ? Enfin, je veux dire il est quand ? Dans quelle époque ? HO NON !

Dites, Monsieur Pierre, vous voulez pas retourner chez vous, je veux dire à votre époque, avec la machine, là, et puis nous renvoyer mon papy, hein ? Vous avez pas envie d’aller retrouver votre femme ?

Gino : peut être qu’il a pas envie !

Simone : Mais si qu’il a envie d’aller retrouver sa femme.

Le néandertalien montre le sac : Son sac.

Simone : Hein ?

Le néandertalien pose la machine et tends le sac à deux mains : Ma femme, c’est le sac de ma femme.

Simone sur la pointe des pieds pour regarder dans le sac : Mais, c’est un sac d’os !

Le néandertalien : Ah non, ma femme c’était pas un sac d’os !

Avec des gestes d’opulence Non, non , elle était belle, ma femme, Abondance qu’elle s’appelait.

Simone : Vous voulez dire que c’est votre femme qui est dans le sac ?

Le néandertalien : Ben oui, qui voulez-vous que ce soit ? Quand on s’est marié, elle m’a fait promettre que je ne la quitterai jamais, alors je l’emmène partout.

Simone : Ah, c’est beau l’amour, et ça fait longtemps que vous êtes ensembles ?

Le néandertalien : Hou là là  !

Simone : Ah, àa fait tellement longtemps que vous ne savez plus ?

Le néandertalien : Si je sais, ça fait Hou là là  ! Nous pour compter, on a un, plusieurs, beaucoup, Hou là là et Là, c’est trop !

Simone : Et après tant de temps, toujours amoureux, toujours fidèle ?

Le néandertalien : Ah j’ai pas dit ça ! D’abord on s’engueulait souvent, elle était très jalouse.

Simone : Si je comprends bien, vous n’étiez pas toujours fidèle, je me trompe ?

Le néandertalien : Oui, enfin non, je veux dire, c’est moi qui la trompait, mais c’était pour lui rendre service.

Simone : Comment ça ?

Le néandertalien : elle voulait devenir célèbre, qu’on parle d’elle, être une star, qu’elle disait ! Il faut dire que ça lui venait de sa grand-mère, Lucy, vous la connaissez peut-être, parce que sa grand mère, elle, elle a été célèbre. Elle était née en Afrique, mais plus bas que l’équateur, dans l’hémisphère sud, celui qu’on appelle l’hémisphère austral. Et puis un jour, elle a voulu voir ce qui se passait ailleurs, elle s’est dirigée vers le nord, après elle a rencontré un type, un immigré comme elle et c’est plus tard qu’elle est devenu célébre, c’était une artiste du music-caverne (l’ancêtre du music – hall)

chanson :

Et Lucy aussi (Félicie aussi)

C’est au fond de l’afrique australe

Qu’elle était née, la p’tite Lucy

Comme a bouffer, y’avait que dalle,

Ils sont r’monté vers l’Ethiopie

Et là-bas se sont rapprochés

D’un groupe de déracinés.

Les nanas étaient prognathes

Ell’s avaient du poil aux pattes

Et Lucy, aussi

Elles étaient toujours à poil,

Mais c’étaient des poils téfals,

Et Lucy aussi

D’ailleurs, c’est l’origine des sans-papiers, elles n’en avaient pas besoin, puisqu’elles avaient des poils téfal, les poils qui n’attachent vraiment pas !

(le couplet suivant ne rime pas, mais c’est pour les amateurs de peintures rupestres, et c’était quand même pas la Joconde)

Ell’ montraient l’origine du monde

Surtout quand ell’ se courbaient!

Et Lucy, aussi

Le groupe était interlope,

Y’avait un pitécantrope,

Et Lucy, aussi

Faut dire que le pithécanthrope,

Il était grand et puis beau gosse

Elles voulaient toutes qu’il les chope

La concurrence était féroce

Pithéc, Elle l’avaient appelé,

C’était plus facile à crier !

Alors le pithécanthrope,

Elles le mâtaient, les s…

Et Lucy, Aussi!

A force de le mâter,

Tout’ voulaient se le taper

Et Lucy, Aussi!

Entre ell’ c’était «prises de bec»

Ell’ courraient après Pithec

Et Lucy Aussi!

À quat’ patt’ elles courraient,

Mais ça les handicapait

Et Lucy Aussi !

C’est ce qui lui donna l’idée

Sur deux pattes, de se redresser !

Courir plus vite, ça avantage,

Et elle montrait ses avantages.

L’stratagème était réussi

Car le Pithec était conquis,

C’est pour ça que ses Coppens

Qui rigolaient quand y s’ pincent

L’on baptisé aussi sec

L’Australe au Pithec!

Le néandertalien : Voilà, c’est pour ça qu’elle voulait devenir célèbre, aussi célèbre que sa grand-mère. Alors oui, moi je draguais des minettes, mais c’était pour lui faire de la pub, pour lui rendre service.

Simone : Oui, mais enfin, quand même ! C’était pas une raison pour la tromper, pour lui faire porter des cornes !

Le néandertalien : Ah ben si, justement, c’était pour qu’elle soit célèbre, et j’avais réussi, tout le monde avait entendu parler des cornes d’Abondance !

Simone : Ah oui, ça vient de là, en effet !

Le néandertalien : Et puis, ça doit pas être si grave que ça, puisque maintenant, elle ne m’en parle même plus. Il parle dans le sac : Tu n’est plus fâchée ?

À Simone : Ah, vous voyez bien, elle ne dit plus rien.

Simone : Et il y a longtemps que vous avez perdu votre femme ?

Le néandertalien : Ben, je l’ai pas perdue, elle est là, dans son sac.

Simone : Je veux dire : Il y a longtemps qu’elle est morte ?

Le néandertalien : Non, j’ai pas compté.

Gino : Quand on aime, on compte pas !

Simone : Elle était malade ?

Le néandertalien : Non, c’est un accident, de chasse.

Simone : Dans la forêt ?

Le néandertalien : Non, dans la caverne, enfin chez nous, quoi.

Simone : Si c’est dans la caverne, ce n’est pas un accident de chasse !

Le néandertalien : Ben si, c’est un accident de chasse à la maison. Et puis je n’y suis pour rien, c’est de sa faute, c’est à cause de sa jalousie !

Simone : C’est ça, nous les femmes c’est toujours de notre faute, ben voyons ! Comment c’est arrivé ?

Le néandertalien : J’avais trouvé une massue d’occasion sur le bon recoin, une chouette, légère, maniable, un truc super, et je l’avais acheté. Alors mes copains, il m’avaient organisé une partie de chasse, et je préparai Il fait le geste nettoyer un fusil ma nouvelle massue, et là, elle arrive par derrière et me saute dessus. Mais vraiment, elle saute sur mon dos « Qui c’est encore celle là, tu lui as fait les yeux doux … ». Et paf, le coup est parti ! Ces massues légère, ça a la gâchette sensible ! Je lui ai dit « Tu as perdu la tête, de me sauter sur le dos quand j’ai une arme dans les mains’ ! Et bien oui, elle l’avait perdue ! (MdR) Le coup était parti, mais le sien aussi (MdR). En plus, sa tête était en train de rouler vers le bas de la caverne, j’ai dû courir après pour la rattraper !

Simone : Et alors, qu’est-ce que vous avez fait après ?

Le néandertalien : Ben après, j’ai fini les restes, faut pas gâcher ! D’ailleurs, je peux le dire maintenant, c’était une femme délicieuse. (MdR). C’était une femme de goût, vous voyez, cet ensemble, c’est elle qui me l’avait fait. Elle avait choisi du zèbre, parce que les rayures, ça amincit. Ah là là, quand j’y pense, (MdR). je me revois en train de courir après sa tête qui roulait, quand je pense au nombre de fois où elle me l’a reproché, de courir après les filles ! (MdR). Je crois que c’est ça qui l’a vexée, c’est pour ça qu’elle ne dit plus rien, ça me fait des vacances !

Simone : Je crois surtout qu’elle n’est plus en état de parler. D’ailleurs je crois même qu’elle ne va pas bien du tout.

Le néandertalien : Mais non, c’est juste parce qu’elle a la tête dans le sac. Il regarde dans le sac : tenez regardez, (il sort le pied) elle a même pris son pied !

Il regarde à nouveau dans le sac :bon, peut être qu’elle boude un peu. Il parle dans le sac : Allez, Abondance, ne faites pas votre mauvaise tête, Allez, vous pourriez au moins jeter un œil ! Ah non, c’est vrai, elle en a plus, C’est ça le coté ténébreux de votre regard ! venez que je vous présente, donnez moi la main … il sort la main du sac, lui fait un baise-main puis pose la main sur la table et sort la tête face vers lui : Souriez, Abondance, tous vos fans sont là, profitez-en ! Il tient la tête face au public et les salue de la main, ou présente la main à baiser aux hommes de l’assistance.

Simone : Mais c’est qu’il va me piquer la vedette, hé, dites donc, Monsieur Pierre, vous seriez gentil de retourner d’où vous venez et de me laisser finir mon spectacle, c’est moi la vedette !

Simone essaie de pousser le Néandertalien vers la tente pour qu’il retourne dans sa caverne, il résiste.

Le néandertalien : Oui, oui, j’y vais, mais puisque ces gens sont venus pour l’apéro, je vais leur offrir un petit pastiche, avant de partir :De l’opérette « La vie des cavernes » de Pierre Offenbach, enfin presque.

L’air du néandertalien

2ème couplet de l’air du Brésilien

(1ère note = dernière de la p47 jusqu’à fin de l’air du Brésilient, 2ème mesure page 52)

J’suis néandertalien, j’ai d’l’os,

Comm’ tous les mecs, je m’appelle Pierre,

C’est pour ça qu’on dit « L’âge de Pierre »,

Faut pas nous prendr’ pour des boloss !

Break :

J’suis néandertalien, j’ai d’l’os,

C’est ce qui reste d’ Abondance,

Je tomb’sur vous, j’ai de la chance

On va se partager ses os!

Hourra ! Hourra ! Hourra !

Je viens de débarquer,

Aiguisez vos dentiers les potes !

Hourra ! Hourra ! Hourra !

J’apporte à vos quenottes

Son tas de nonos à ronger.

Son sac est plein,

Prenez, prenez !

Y’a des tibias, des clavicules,

Des fémurs et des mandibules,

Dites-moi ce que vous aimez !

Y en a des gros et des p’ti -i i,

Avec d’la moelle épinère,

Allez, venez mes peti – i – i!

Ne faitent pas de manière,

Mettez-vous ça sous la dent,

Pas besoin qu’elle soit dure,

Je l’ai tuée y a pas longtemps,

Je vous le ju- u-re !

Mettez-vous ça sous la dent,

Mettez-vous ça sous la dent,

Venez, venez, venez, ve-e-nez !

Simone : Dis donc, le Néandertalien, tu reprends ton sac – elle lui donne le sac

Ta femme, tu récupère ses abatits – elle remets les os dans le sac – Tiens, Ton truc à passer le temps – elle lui colle la machine dans les mains

Allez hop, tu retournes d’où tu viens et tu me renvoie mon Papy,

Et plus vite que ça !

Le Néandertalien se réfugie dans la tente. Il pose le sac, entre dans la tente puis tire le sac dans la tente « Abondance, ne traînez pas en route ! »

suite du spectacle de Simone et Gino : chanson : Le temps ne fait rien à l’affaire

une histoire

une chanson

à nouveaux les bruits, agitation dans la tente,

Papy sort de la tente

Simone : Oh ! Mon Papy ! Alors, qu’est qui t’est arrivé ?

Papy : Et bien j’essayais de voir comment il marchait, le truc de m’ame Ginette, tu sais pour prendre un remontant, pour boire un coup, quoi, et puis, j’ai été aspiré par la machine, comme si je tombais dans un puits, c’était tout noir ! Et puis je me suis retrouvé dans une grotte, c’était sombre. Il y avait un feu dans un coin, et puis tout à coté de moi, un type, hirsute, avec une peau de bête, J’ai eu le temps de rien faire, il m’a arraché la machine des mains, il a appuyé sur les boutons, il y a eut le bruit, et il a été aspiré par la machine ! Disparu, envolé !

J’ai regardé tout autour, près du feu, il y avait des os, mais des os, plein … et puis des gens, hirsutes avec des peaux de bêtes, il me regardaient en se léchant les babines ! J’ai eut l’impression d’être au restaurant, mais c’était moi qui était le plat du jour. Ils s’approchaient, j’avais peur, mais j’avais peur, j’ai bien cru qu’ils allaient me bouffer !

Et là, d’un seul coup, l’autre, il est réapparu à coté de moi, il avait la machine dans ses mains, je lui ai piqué vite fait, j’ai appuyé sur tous les boutons, vite vite, et tout à coup, il y a eut le bruit et j’ai été aspiré puis j’ai senti que la machine se refermait derrière moi ! Ouf, et puis je me suis retrouvé dans la tente. J’ai pas tout compris !

Simone : C’était pas une machine à remontant, c’était une machine à remonter le temps ! Et bien dis donc, tu as eut drôlement de la chance, mais je serais toi, la machine, je n’y toucherai plus ! C’est trop dangereux !

Gino : Enfin, en tous cas, ça c’est bien finit, c’était pas la peine de s’en faire, non ? alors, on pourrait peut être terminer avec une chanson ?

en duo Simone et Papy, Gino à la guitare : Dans la vie, faut pas s’en faire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s