Les saisons de la vie.

Traduction des métamorphoses d’Ovide
Écrit pour répondre au prof de latin à qui j’avais demandé si quelqu’un en avait fait une traduction en vers et qui s’était moqué de moi et prétendait qu’il était impossible de les traduire des vers par des vers. Cela lui donna l’occasion de me traiter de « cuculapralinus », ce qui eut l’air de l’amuser énormément.

Si l’on regarde que l’année
Est faite de saisons qui passent,
On peut aux âges les comparer,
Car en quatre temps ils se passent.

L’enfant qui, si fragile encor* tête sa mère,
Est comme le printemps lorsqu’il est tout nouveau,
Car quand l’herbe nouvelle est d’un vert si amer,
Elle est aussi l’espoir réjouissant le hameau.
Et lorsque tout fleurit, en colorant les champs,
La pâture sauvage se moire de nuances.
Les feuilles n’offrent pas leur bruissant paravent,
Et la force nous vient au sortir de l’enfance.
Rien n’est plus fructifiant que ce feu qui s’élance,
On brûle de jeunesse et c’est le meilleur temps ,
Car ensuite viendront les frimas de l’automne
Qui apaisent le feu qui nous brûlait alors.
Puis, entre la jeunesse et le seuil de la mort,
La maturité vient, et souvent le ciel tonne.
Car ces temps sont mauvais ou tour à tour cléments.
Ensuite vient l’hiver, vieillard tremblant de froid
Avec ses cheveux blancs et par endroit absents,
Dont le pas lourd et dur achève même un Roi.

* Et oui, encore sans e, ça s’appelle une licence poétique, seuls les poètes peuvent se le permettre, pas les profs de français-latin-grec ! Et toc !

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